C’est parti pour Copenhague !

CopenhagueDurant deux semaines, Copenhague va devenir la capitale du climat. Accueillant les représentants de 192 pays, la ville danoise va donc devenir l’hôte de la plus grande mobilisation jamais réalisée en faveur du climat avec pour objectif final, aboutir à un accord global  destiné à prendre le relais du protocole de Kyoto.

A la mise en scène,  Yvo de Boer, le “Monsieur Climat” de l’ONU, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les Changements climatiques  et parmi les acteurs, Jean-Louis Borloo, qui considère ce sommet comme un “rendez-vous assez unique pour l’histoire de l’humanité“. Le ministre Français qui a défendu aux quatre coins du monde son plan climat-énergie, va en effet tenter de rallier à sa cause  de nombreux pays en voie de développement dans le but d’aboutir à un accord à l’issue de ces quinze jours de débats.

Côté français, la délégation menée par Jean-Louis Borloo est composée de cinq personnes dont Brice Lalonde, ambassadeur en charge des négociations sur le réchauffement climatique. Nicolas Sarkozy qui s’en remet entièrement à son ministre de l’Ecologie sera présent dans la capitale danoise  les 17 et 18 décembre. Des députés et sénateurs choisis parmi tous les groupes politiques assisteront aux débats.

410 milliards d’aides sur vingt ans

Mais, si la France, et plus largement l’Union européenne s’est fixé un calendrier ambitieux de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, ce n’est malheureusement pas le cas de tous les pays représentés à Copenhague et les débats promettent donc d’être houleux.  Parmi les participants les plus importants, par la taille mais aussi par l’importance de leurs  émissions, les Etats-Unis absents des débats depuis très longtemps qui ont toutefois amorcé un pas en avant, mais toujours  insuffisant, dans leur politique de réduction des émissions.

Concrètement, le texte défendu par Jean-Louis Borloo plaide pour une aide de 410 milliards de dollars sur vingt ans en faveur des pays les plus touchés par le risque climatique. Sur ces 410 milliards, 305 reviendraient au continent africainpour le développement des énergies renouvelables et l’accès à l’eau.

Quant au financement de ce plan, le ministre de l’Ecologie français plaide en faveur d’un fonds d’entraide abondé par tous les pays à l’exception des moins riches, sur la base de leur émissions de carbone. Une proposition qui risque de ravir les deux plus gros pollueurs de la planète, la Chine et les Etats-Unis.

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