Les traqueurs de radioactivité reprennent du service

Soritr_du_nucleaire.JPGLe réseau “Sortir du nucléaire” a mené une opération de mesure de la radioactivité a proximité des anciennes mines d’uranium de la Cogema à Guilligomarc’h en Bretagne.

Après une première expérience en juillet dernier où le réseau Sortir du nucléaire avait mesuré “une radioactivité de 10 à 20 fois fois supérieure à la norme” sur l’ancien chemin de la mine de Rosglas, les “traqueurs de radioactivité” ont renouvelé l’expérience hier et mesuré “pas à pas” la radioactivité à proximité de l’ancienne mine de Kerjean, apprend-t-on dans le quotidien “Ouest-France”.

Et le constat est clair, “la radioactivité va de deux à cinq fois la normale aux alentours du site d’extraction. Rien de bien méchant par ici“. Si sur le terrain, on enregistre peu de radioactivité ambiante, l’eau de la source Alexandre située non loin de là présente un taux de radioactivité trois fois supérieure à la normale, “le minerai effrité s’est sans doute répandu, diffusé dans les nappes“.

Inciter la dépollution

Les militants du réseau antinucléaire tiennent donc à alerter les maires des communes sur le risque potentiel représenté par ces anciennes mines. Ils souhaitent également frapper les esprits en organisant des réunions destinées d’information dans le but d’inciter Areva à dépolluer globalement et localement.

Le réseau souhaite notamment que la groupe nucléaire français s’occupe des déchets encore appelés “stériles“, rebuts des extractions passées. “Il nous faudra le soutien du conseil régional et des conseils généraux pour pousser plus loin les analyses et pousser Areva à décontaminer” précise-ton au sein du réseau.

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