Réduire de moitié le nombre de personnes affamées

FAO.jpgLe sommet de la FAO s’est achevé hier sur une déclaration engageant les pays membres de l’organisation onusienne de réduire de moitié le nombre de personnes qui ont faim d’ici 2015. Ils réaffirment donc leur volonté “d’atteindre la sécurité alimentaire”.

Actuellement 850 millions de personnes souffrent de malnutrition dans le monde et 100 millions sont en passe de les rejoindre en raisons de la crise actuelle. Les pays membres de la FAO ont donc affirmer vouloir réduire ces chiffres de moitié, précisant que “la nourriture ne devrait pas être utilisée comme moyen de pression économique et politique“.

En revanche, aucune déclaration n’a été faite quant au problème des biocarburants que certains tiennent comme responsables de cette crise alimentaire mondiale. Les pays se contentent juste d’appeler à des “études approfondies” sur les bioénergies, afin qu’elles soient conformes aux principes régissant le “développement durable“, sans toutefois évoquer la création d’instance de contrôle ou d’évaluation.

Mobilisation des ressources

S’agissant de certaines politiques économiques et commerciales accusées d’aggraver la situation, le texte final précise que les pays “encouragent la communauté internationale à poursuivre ses efforts en matière de libéralisation des échanges agricoles en réduisant les obstacles au commerce, et les politiques qui sont à l’origine de distorsions des marchés“.

A l’issue des discussions, Jacques Diouf, le président de la FAO s’est félicité “on ne s’est pas contentés de paroles mais on a décidé de mobiliser des ressources pour mettre en oeuvre des actions à court, moyen et long terme“. Ce sommet a également permis de récolter 6,5 milliards de dollars de promesses de dons pour lutter contre la faim et la pauvreté, les “objectifs atteints dépassent nos espoirs” assure Jacques Diouf.

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