Après les émeutes de la faim, des émeutes de l’eau ?

Bangladesh.JPGPlusieurs centaines de personnes ont manifesté hier à Dhâkâ, capitale du Bangladesh contre une pénurie d’eau potable. Les manifestants ont ainsi bravé l’interdiction de ce type de rassemblement prononcée par les autorités du pays.

L’eau vient à manquer au Bangladesh. La population déjà touchée par la crise alimentaire se voit de surcroit privée d’eau potable en raison d’une conjonction de facteurs. En effet, à la baisse du niveau des nappes phréatiques due au manque de précipitations dans le pays, viennent se greffer des problèmes électriques.

Ces problèmes rendent le pompage de l’eau compliqué. De nombreuses pompes à eau restent soit à l’arrêt total, soit elles ne peuvent fonctionner à leur pleine capacité.

Cet état de fait a conduit des centaines d’habitants de la capitale a descendre dans les rues, munis de jerricans à eau, et réclamant la fin de cette pénurie d’eau potable. Selon, Mohammad Salam, un habitant de Dhâkâ interrogé par Reuters, “la situation empire chaque jour. Nous faisons la queue pendant des heures pour de l’eau“.

Une source officielle confiait par ailleurs à l’agence de presse que l’organisme chargé de la distribution d’eau potable dans la capitale fournit quotidiennement 1,5 milliard de litres d’eau alors que la demande est de 2,25 milliards de litres. C’est désormais l’armée qui supervisera la distribution d’eau potable dans la ville.

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