Un service qui s’intéresse au passé des sites

friche_industrie.jpgA Rennes, la Mission environnement, un service composé de 4 personnes et créé en 1997 intervient lorsqu’il y a un projet d’urbanisme sur un nouveau secteur.

On commence par regarder ce qui s’est passé. Y avait-il des industries potentiellement polluantes, des activités classées ?“, ont expliqué au quotidien “Ouest France” paru hier Christelle Leproust, responsable de la Mission, et Bénédicte Barbot, spécialiste des sols pollués. Selon elles, à ce stade, on peut déjà voir s’il est nécessaire d’aller plus loin.

En cas de doute, un bureau d’études spécialisé dans ces questions va affiner le diagnostic parcelle par parcelle. Il va s’intéresser au passé du site en s’attardant sur les points potentiellement dangereux. Ensuite, ce premier travail est complété par une étude environnementale.

Au regard de tout cela, il propose un programme d’investigation sur le terrain : tant de sondages, à différentes profondeurs, à tel endroit… Des prélèvements qui donneront lieu à des analyses en laboratoire ce qui permet d’avoir, à terme, ce qu’on appelle une cartographie des souillures“, a ajouté Bénédicte Bardot.

Envisager un plan de traitement

Si on prévoit de construire une crèche ce n’est évidemment pas la même chose que de réaliser un parking goudronné. En fait, ce qui nous intéresse c’est le risque d’exposition à un polluant. On croise donc l’éventuel polluant, le transfert possible (contact, ingestion, inhalation) et la cible potentielle (enfant, adultes, combien de temps par jour, combien d’années…)“.

Ensuite, un plan de traitement doit être envisagé. “Ça peut-être simplement de déplacer certaines activités envisagées sur la Zac ou carrément d’enlever la terre pour l’emmener vers un bio-centre ou un centre d’enfouissement. On peut également dépolluer sur site par exemple avec des bactéries pour les hydrocarbures. C’est moins cher mais c’est plus long. En sachant que tout dépend du polluant. Une dalle peut contenir une faible dose de métaux lourds mais pour des solvants volatiles ça ne suffit pas“, a précisé Bénédicte Bardot.

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