Bassens divise les écologistes

Bassens.JPGAlors que le préfet de Gironde vient d’accepter le projet de centre de démantèlement de navires en fin de vie de Veolia à Bassens, les associations écologistes locales sont plutôt favorables à cette décision.

En effet, Philippe Barbedienne, directeur de la SEPANSO, seule association écologiste à faire partie du comité départementale d’hygiène, confie au quotidien “Sud-Ouest”, “Bassens, Lille ou Marseille, l’important est que la France assume ses déchets. Nous sommes favorables à ces démantèlements où les conditions de sécurité sont appliquées, afin de ne pas recommencer l’histoire du Clémenceau“.

Il poursuit, “a priori, le projet de Veolia présente toutes les garanties. Nous n’allons pas jusqu’à dire que nous avons sauté de joie à cette idée-là; nous ne sommes pas demandeurs. Mais, cela peut être une solution intéressante. le principal problème, c’est l’amiante. Des garanties de respect du protocole ont été posées“.

Les Robin des Bois contre-attaquent

Mais cette réflexion n’est pas celle de tous, et surtout pas celle de l’association parisienne Robin des Bois,qui ne voit que des défauts dans ce type de projet. L’association explique au quotidien que “la capacité de traitement de 20 000 tonnes par an n’est qu’une humble contribution par rapport aux perspectives européennes. Cela permettra cependant au port autonome de Bordeaux de se débarrasser de quelques casseroles flottantes, comme Le Tahitou ou Le Médocain. Des bateaux de pêche et des navires de servitude en fin de vie pourraient aussi en bénéficier. Mais le traitement des grosses unités comme Le Clemenceau dépasse les capacités de la nouvelle installation.”

L’association écologiste continue, “des réserves s’imposent aussi sur la sécurité de la navigation dans un estuaire biologiquement sensible et émaillé d’activités industrielles à risques. Les contraintes du remorquage dans l’estuaire ont été illustrées par le départ du Colbert, indésirable à Bordeaux, qui s’est alors échoué sur un banc de vase du Médoc“.

En outre, la surveillance de la qualité de l’environnement autour du site et surtout dans les eaux et écosystèmes associés de la Garonne est insuffisante au regard du potentiel de dispersion de nanopoussières et de micropolluants.”

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