Sommet mondial sur le sommet climatique à Valencia

soleil_02.jpgLe 17 novembre 2007 Valencia a accueilli le 27e sommet du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) en présence de 430 délégués internationaux et du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon.

L’objet de ce sommet a été la présentation du quatrième rapport d’évaluation “Changement Climatique 2007”, rapport établissant définitivement la responsabilité humaine à l’origine du changement climatique.

C’est dans le cadre architectural futuriste de la citée des Arts et des Sciences de Valencia, au Musée des Sciences Príncipe Felipe, que s’est déroulé le 27e sommet du GIEC. L’organisme (à qui a été décerné le Prix Nobel 2007 conjointement à Al Gore) était fort attendu cette année. Il présentait en effet son quatrième rapport sur le changement climatique dû à l’activité humaine à l’échelle mondiale ; et ce en Espagne, pays européen aux premières loges des conséquences de la sécheresse.

Le GIEC a présenté son rapport, en présence de nombreuses personnalités politiques internationales et du gouvernement espagnole ainsi que 430 délégués venant de 130 pays. Sa conclusion principale est la responsabilité sans équivoque de l’activité humaine quant au réchauffement climatique. Cela met désormais fin à la ligne d’attaque de ceux qui niaient encore ou minimisaient l’influence humaine, rappelant que d’autres changements climatiques avaient déjà eu lieu au cours de l’histoire dus à la distance variable entre la Terre et le Soleil et à certains incidents naturels comme les volcans, les incendies et les météorites. Le facteur principal est l’émission de CO2.

Le porte-parole de l’ONU appelle maintenant à la mise en place de stratégies : “ne pas agir maintenant supposerait une irresponsabilité criminelle“. A l’occasion du sommet, la délégation espagnole a demandé au GIEC une prise en compte plus forte des sécheresses, des inondations et des incendies de forêt. Ces fléaux touchent en effet de manière croissante la péninsule ibérique.

A partir des donnés à échelle mondiale du GIEC, l’Institut National de Météorologie espagnol (INM) a mis en place une étude de modélisation à l’échelle des communautés (régions) espagnoles afin de prévoir les variations climatiques à venir. L’INM est en mesure d’affirmer que la température moyenne dans la communauté de Valencia augmentera de 3 à 5 degrés d’ici la fin du siècle. Valencia doit faire face au défit écologique lancé par sa propre croissance. Entre 1990 et 2005, l’émission de gaz à effet de serre a augmenté de 80% face à une augmentation moyenne de 52% dans le reste de l’Espagne.

Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) ou IPPC (Intergovernmental Panel on Climate Change) est un organisme émanant de l’ONU et de l’organisation Météorologique Mondiale. Le GIEC a pour mission d’évaluer les informations nécessaires à la compréhension scientifique des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner les conséquences possibles de ce changement et envisager des stratégies d’adaptation et d’atténuation. Depuis la création du groupe en 1988, quatre rapports ont été publiés constatant de façon scientifique l’augmentation graduelle des conséquences et des risques environnementaux en fonction du réchauffement climatique dû à l’activité humaine.

BE Espagne numéro 67 (17/01/2008) – Ambassade de France en Espagne / ADIT
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52633.htm

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