La FNCCR conteste à son tour l’étude de UFC-Que-Choisir

FNCCR.JPGVendredi dernier, la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies, la FNCCR, organisation réunissant plus de 500 collectivités locales s’est à son tour attaquée à l’enquête publiée en octobre dernier, par UFC-Que-Choisir et concernant le prix de l’eau dans certaines villes françaises.

Après la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau , la FPEE, c’est désormais au tour de la FNCCR de s’attaquer à l’enquête de UFC-Que-Choisir, qui n’en finit pas de susciter la polémique au sein des acteurs du secteur de l’eau.

Pour rappel, cette enquête dénonçait les surfacturations du prix de l’eau dans certaines villes françaises comme Marseille, Montpellier, Toulouse… et les marges excessives réalisées par les opérateurs, Véolia et Suez en tête. Or, dans son communiqué, la FNCCR revient sur les conclusions de l’association de consommateurs. “Si l’UFC pose les bonnes questions, elle n’apporte pas de réponse pertinente car sa méthodologie est discutable, très éloignée des modes d’organisation réels des services d’eau et d’assainissement“.

Des erreurs méthodologiques

La fédération de professionnels dénonce une enquête “trop sommaire” qui comporterait “des erreurs méthodologiques“. Elle reproche notamment à UFC-Que-Choisir de ne pas avoir pris en compte certains coûts dans son calcul, principalement ceux liés à la sécurité, à la protection des ressources, “qui sont d’autant plus élevés qu’ils concernent des agglomérations importantes“, et à une épuration performante de l’eau. En effet, la FNCCR précise que “éliminer 98% de la pollution coûte beaucoup plus cher qu’en éliminer 95%“.

Réponse immédiate des auteurs de l’enquête chez UFC-Que-Choisir, “il s’agit d’une enquête fouillée et nous allons nous rencontrer pour en débattre avec la FNCCR, car nous ne sommes pas d’accord sur certaines de ses conclusions“. Cette rencontre pourrait alors se dérouler dans le cadre du futur Observatoire national du prix et de la qualité de l’eau, créé au sein de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques et institué par la loi du 30 décembre 2006.

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