Kemenez, une île autonome

finist__re.jpgL’île de Kemenez, située entre le continent et l’île de Molène, est sur le point de devenir un véritable “champ d’expérimentation en conditions réelles sur les énergies renouvelables”.

Selon le magazine “Le Moniteur” du 2 novembre, l’île, qui est longtemps restée inhabitée, a “retrouvé depuis l’été dernier vie et activités dans une logique totalement développement durable“.

Suite à un appel à candidatures, Soazic et David Cuisnier ont été choisis par le Conservatoire du Littoral pour venir vivre sur l’île et relancer l’exploitation agricole vivrière et développer le tourisme. Dès l’été prochain, ce jeune couple ouvrira des chambres d’hôtes “dans un ensemble de maisons et de granges restaurées“.

Pour l’isolation des bâtiments, les concepteurs ont utilisé de la plume de canard. Afin de préserver les nombreuses hirondelles présentes sur le site, ils ont préféré le bois non traité au bois traité. Concernant l’énergie, elle sera fournie par des éoliennes et des panneaux photovoltaïques.

200 000 euros

L’installation qui a coûté 200 000 euros a été financée par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (Ademe), EDF, le Conseil Régional de Bretagne et le Conservatoire du Littoral. “L’énergie est le sujet très important“, a déclaré Denis Bredin, délégué régional du Conservatoire du Littoral.

L’installation comprend une petite éolienne d’une capacité de 2 500 watts ainsi que 60 m2 de panneaux photovoltaïques. “Avec une capacité de stockage de 2 500 ampères par heure, le parc de batteries garantit une autonomie de 8 à 10 jours“.

“Une opération remarquable”

L’eau potable qui proviendra du puits sera issue de la récupération des eaux de pluie. Concernant l’assainissement, il se fera par phyto-épuration. De plus, les toilettes sèches qui ne produisent que des eaux grises ont été préférées à la fosse sceptique.

Il s’agit d’une opération remarquable parce qu’elle montre que la conservation n’est pas synonyme de stérilisation mais au contraire de développement, de dynamisme et de vie“, a déclaré Bernard Gérard, directeur adjoint du Conservatoire du Littoral.

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