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Le réchauffement climatique ne serait pas une menace pour le président tchèque

vaclav_klaus.jpgVaclav Klaus, président tchèque, s’est rendu au sommet de l’Organisation des Nations Unie (ONU) sur le “réchauffement climatique” qui s’est déroulé lundi à New-York.

A la tribune, contrairement à ses homologues, le président tchèque a mis en doute l’existence du réchauffement climatique en déclarant : “La hausse des températures mondiales ces dernières années, décennies et siècles a été minime par comparaison historique et pratiquement négligeable en terme d’impact sur les humains et leurs activités“.

Selon Vaclav Klaus, “la menace hypothétique liée à un futur réchauffement climatique dépend exclusivement de prévisions très spéculatives“. Pour lui, le Groupe intergouvernemental sur le changement climatique de l’ONU (IPCC) est un “monopole partisan“. “L’ONU devrait créer deux groupes parallèles et publier deux rapports concurrents. Se débarrasser du monopole partisan est une condition sine qua non pour un débat efficace et rationnel. Fournir les mêmes moyens financiers aux deux groupes de scientifiques est un point de départ nécessaire“, a-t-il déclaré.

Un discours “complètement différent”

Le discours du président tchèque s’est opposé à ceux d’Arnold Schwarzenegger, gouverneur de la Californie, de Nicolas Sarkozy, président de la République française, ou de Condoleeza Rice, secrétaire d’Etats des Etats-Unis. Selon le site “Radio Prague”, ce point de vue original a été repris par les quotidiens tchèques et par certains médias internationaux. Mais à Prague, ceux qui craignaient que le chef de l’Etat ridiculise son pays ou même compromette ses chances de devenir membre non-permanent du Conseil de sécurité s’attendaient à pire.

Martin Bursik, ministre tchèque de l’Environnement a d’ailleurs déclaré : “Je dois dire que le discours de M. le Président à l’ONU a été moins dur que ce à quoi je m’attendais. Mais ici nous discutons du discours d’un homme qui ne représentait que lui-même, qui n’avait même pas de mandat du gouvernement tchèque et dont l’intervention était en contradiction avec les positions de l’UE et de la République tchèque. J’aimerais que l’attention se focalise plutôt sur le fait que les scientifiques commencent à s’accorder sur le besoin de coordination au niveau mondial. Selon moi, c’est une répétition générale avant la conférence de décembre à Bali, où j’aurais l’honneur de mener la délégation tchèque et je peux d’ores et déjà garantir que ce genre de discours ne sera pas tenu côté tchèque“.

> Pour en savoir + : Discours de Vaclav Klaus à l’ONU

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