Contamination de l’environnement de la centrale de Brennilis

finist__re.jpgAprès avoir effectué des analyses, le laboratoire de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) a annoncé que l’environnement de la centrale de Brennilis, dans le Finistère, a été contaminé.

“Nous avons constaté une contamination anormale des plantes et des sédiments prélevés dans le chenal de rejet des effluents de la centrale, chenal qui se jette dans la rivière l’Ellez. Nous avons trouvé des éléments artificiels qui viennent forcément d’une activité nucléaire“, a indiqué lors d’une conférence de presse Bruno Chareyron, responsable du laboratoire de la Criirad. En effet, la centrale rejetait ses effluents liquides “traités” dans le chenal avant d’être rejetés dans la rivière. Selon la Criirad, la centrale de Brennilis n’était pas autorisée à rejeter ses effluents dans la rivière Ellez, “un milieu où la dilution est très faible“.

Les analyses montrent une “contamination anormale des plantes aquatiques et des sédiments“. Des taux anormaux de césium 137, cobalt, et tritium, ont été mesurés. “Pour le césium nous avons mesuré des taux de 3 000 becquerels par kilo, alors que la norme se situe entre 0 et 50“, a précisé Bruno Chareyron.

Selon le responsable du laboratoire, le système de contrôle et de surveillance mis en place par EDF était “totalement aberrant, incapable de vérifier l’impact des rejets“. D’ailleurs les rejets de tritium dans l’atmosphère n’ont faits l’objet d’aucune étude. “Les indicateurs d’EDF ne portent aucune trace de la catastrophe de Tchernobyl en 1986“. Selon Bruno Chareyron, cela montre le manque de fiabilité du système.

Transparence souhaitée

Avant que le démantèlement de la centrale ne reprenne, la Criirad et “Sortir du nucléaire” réclament la transparence sur les pratiques d’EDF à Brennilis. Les deux associations souhaitent que le site soit décontaminé et qu’EDF s’explique sur l’origine de cette contamination.

Le site de Brennilis reste 100% expérimental et sera la référence des autres démantèlements programmés. Une étude épidémiologique sur la population, partant des 20 dernières années et reconduite sur les prochaines décennies est indispensable“, a déclaré Marie Nicolas, de “Sortir du nucléaire”.

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