Jean-Louis Bal, président du Syndicat des Energies Renouvelables. Ex-directeur général des énergies durables à l'Ademe, le président du SER fait le point sur la situation de l'éolien, du photovoltaïque et de l'ensemble de la filière française, au lendemain d'un colloque annuel qui a accueilli tous les représentants à l'élection présidentielle.
Vous venez de boucler votre 13e colloque annuel, comment se porte la filière des énergies renouvelables ?
La filière se porte modérément bien, même si les situations sont différentes selon les énergies. Si le secteur de la biomasse est dynamique, grâce notamment au fond chaleur et aux appels d'offres de la cogénération, le ralentissement du marché de l'éolien que nous redoutions s'est produit.
La puissance éolienne installée, raccordée au réseau en 2011 est estimée à 875 MW, un chiffre en baisse par rapport à 2010 qui avait atteint 1 250 MW. On est très en dessous de ce que nous devrions réaliser pour atteindre l'objectif fixé pour 2020, qui impose un rythme d'environ 1 300 à 1 400 MW par an pour atteindre les 19 000 MW installés à cette date.
Vous expliquez ce ralentissement de l'éolien? Par de nouvelles contraintes administratives ?
Nous dénonçons effectivement la superposition de plusieurs couches administratives : la dualité permis de construire et classement ICPE et surtout le recouvrement ZDE et schémas régionaux. Il serait très facile de simplifier les démarches administratives sans pour autant diminuer l'exigence en termes d'insertion environnementale des fermes éoliennes.
Il existe également une disposition de la loi Grenelle 2 qui impose un minimum de 5 machines par projet éolien, qui nous semble très pénalisante, en particulier dans la partie Ouest de la France qui est comporte un habitat très dispersé.
Comment se porte la filière solaire ?
La situation est paradoxale. On a probablement installé l'année dernière plus de panneaux solaires qu'on n'en a jamais installé en France, autour vraisemblablement de 1 500 MW, soit le double de l'année précédente. Mais la filière se porte mal. Le portefeuille de projets qui avait été préservé par le moratoire début 2011 est en train de s'épuiser, et nous rentrons actuellement dans un trou d'air qui avait été annoncé.
Ce trou d'air est-il la conséquence directe du tarif de rachat de l'électricité photovoltaïque qui a été revu à la baisse ?
Le nouveau tarif de rachat est limité aux installations de moins 100 kw de puissance unitaire. Il y a ensuite une dégressivité automatique qui s'élève jusqu'à 9,5% par trimestre, ce qui est considérable et qui ne repose pas sur la puissance réellement installée mais sur les demandes de raccordement. La dégressivité automatique est trop forte et en plus l'indicateur n'est pas bon.
Concrètement les réponses aux appels d'offres lancées après le moratoire ne seront connues si tout va bien, qu'à partir du 2e trimestre 2012, ce qui veut dire que les entreprises auront du mal à les réaliser cette année. L'année 2012 s'annonce très difficile pour la filière photovoltaïque.
Eric Besson vient de souligner que le nucléaire restait une énergie plus compétitive que les énergies renouvelables. Avec la crise et la hausse du prix de l'électricté, est-il raisonnable de continuer à financer une énergie coûteuse ? La question centrale n'est-elle pas celle du rendement et de la compétitivité de votre filière ?
Cela fait bien entendu des défis que notre filière doit relever. Mais il faut cependant rappeler que l'énergie éolienne est déjà aujourd'hui compétitive par rapport à la plupart des filières conventionnelles.
Quel est le coût du kw nucléaire, solaire et éolien ?
Le coût de l'éolien est estimé à 70 € par MW/h, un chiffre à comparer aux 50 € du coût dit amorti du nucléaire, selon l'estimation du rapport de la Cour des comptes. Le coût de l'éolien peut encore être amélioré mais n'est pas très loin d'avoir atteint son plancher. Ce sont surtout les nouvelles filiales photovoltaïques, de l'éolien en mer ou les filières émergentes comme les énergies marines qui ont le plus de potentiel de progression dans les années à venir.
Plus globalement, on constate qu'au fil de l'apprentissage, la courbe des prix des énergies renouvelables a tendance à descendre, et à l'inverse, celle de toutes les autres énergies conventionnelles y compris le nucléaire, augmente à mesure du développement de ces énergies. Ces courbes vont se croiser et pour l'éolien terrestre, c'est dans pas longtemps, puisqu'il est déjà compétitif par rapport à l'EPR, le nucléaire de 3e génération.
Pour le photovoltaïque, l'échéance se situe plutôt à moyen terme. Nous considérons que les énergies renouvelables sont plutôt une garantie de stabilité du prix de l'énergie qu'un facteur inflationniste.
Pourquoi proposez-vous d'accélérer encore le développement des énergies renouvelables en France, en passant de 20 à 25% l'objectif de consommation d'électricité "verte" d'ici 2020 ? Est-ce raisonnable, en a-t-on les moyens ?
Nous avons repris pour 2020 les objectifs du Grenelle de l'environnement qui nous semblent ambitieux mais réalistes. On a simplement augmenté les objectifs du photovoltaïque, en considérant les diminutions de coûts spectaculaires sur cette filière ces dernières années, pour viser les 20 000 MW en 2020. Par ailleurs, si nous voulons développer une filière industrielle en France, il faut avoir un marché domestique national suffisant.
Nicolas Sarzkoy s'est emparé du dossier Photowatt en annonçant sa reprise par EDF, les difficultés de cette entreprise française n'illustre-t-elle pas la difficulté d'exister dans cette industrie du photovoltaïque face à la concurrence asiatique ?
Photowatt était en redressement judiciaire. L'Etat soutient donc une solution de reprise par EDF, parmi d'autres candidats. C'est désormais au Tribunal de commerce de décider.
La situation de l'entreprise est la conséquence directe de la très forte concurrence asiatique sur le marché mondial des cellules photovoltaïques, avec une capacité de production mondiale quasiment deux fois supérieure à la demande. Cette crise touche l'ensemble du secteur y compris les industriels chinois.
Est-ce possible de développer une filière industrielle compétitive en France face à cette concurrence, comme le souhaite l'Etat ?
Nous pensons que c'est possible à condition de miser sur l'innovation technologique. C'est d'ailleurs au coeur de projet de reprise de Photowatt par EDF avec le soutien du CEA. L'idée est de viser le très haut rendement ou les couches minces qui commencent à émerger.
Il ne faut pas se limiter à la seule production de cellules. Il existe aussi d'autres éléménts de la chaîne de valeurs comme les équipements qui permettent la fabrication de cellules.
Cette forte concurrence asiatique est-elle aussi prégnante dans l'éolien ?
Le problème n'est pas tout à fait le même avec l'éolien même si les chinois se développent également fortement dans cette filière. Sur le plan international, la spécificité même des éoliennes qui se transportent beaucoup plus difficilement que les cellules photovoltaïques, freine l'impact de la concurrence chinoise notamment en Europe. En revanche, c'est plus difficile pour les fabricants européens comme Vestas sur les marchés asiatiques.
Pour en finir, comment voyez-vous 2012 ?
On s'attend à une année 2012 difficile particulièrement pour la filière photovoltaïque, même si nous restons optimistes pour la suite. Il y a beaucoup d'entreprises françaises très dynamiques sur ce secteur et la baisse spectaculaire des prix laisse entrevoir une rentabilité à relativement court terme, d'ici 3 à 4 ans selon René Ricol, le commissaire aux investissements d'avenir.
Dans l'éolien, tout le monde est à peu près d'accord sur la question de la simplification des procédures administratives et sur le programme d'éolien offshore, dans une perspective d'industrialisation en France, avec des débouchés dans le Nord de l'Europe.
Toutes les applications de production de chaleur vont continuer à se développer. On souhaite à ce titre le renforcement du fonds chaleur de l'Ademe à la hauteur de ce qui avait été prévu par le Grenelle. Les perspectives à moyen et long terme sont très bonnes.
C’est bien de parler de prix, de parler de CO2, ou encore de vouloir sauvegarder le mont saint-michel. Bien que si l’on souhaitait vraiment conserver le mont saint-michel, il faudrait raser les édifices construits dessus. Mais ce serait stupide. La vrai raison, et la seule, de l’utilisation des énergies renouvelables réside dans le fait que dans 100 ans il n’y aura plus d’énergies fossiles et nucléaire en quantité suffisante. Ainsi il faut en parallèle à l’utilisation rationnelle de l’énergie, penser que les véhicules devront aussi être à l’énergie électrique. Pour rendre pérenne la civilisation actuelle il faut donc utiliser les éoliennes, les capteurs thermiques, les cellules photoélectriques. Il sera aussi nécessaire d’avoir une filière parallèle à hydrogène pour les moments de faibles productions ou de fortes consommations.
Mais réfléchissons un peu. Ou en serions nous si pour sauver la vue on n’avait pas construit les moulins à vents, les moulins à eau. Ou vivrions nous si l’on avait pas construit les villes, ou en serions nous si l’on n’avait pas construit les chemin de fer, les viaduc. Et tout ceci ne les trouvons nous pas admirables aujourd’hui, comme la tour Eiffel, que les parisiens voulaient détruire. Mais avez vous vu la différence entre une centrale nucléaire ou thermique, avec ces grandes cheminées et ses tours de refroidissement et la beauté des éoliennes placées le long de l’autoroute et qui saluent les voyageurs en faisant tourner leurs ailes. Les terres rares et le cuivre, le problème est que leur exploitation ne rapporte pas assez au mineurs qui les extraient. Sachez cependant que ce sont les même technologies pour tous les alternateurs. Alors, faut)il en plus des terres rares et du cuivre, qui serons dans les alternateurs des centrales, polluer la planète avec du CO2 ou des déchets nucléaires plutôt qu’avec des éoliennes ?
Une durée de vie de 25 à 35 ans. Oui, mais ce sont des matériaux recyclables ou réutilisables, non pollué et n’ayant pas pollué.
Lorsque j’ai posé des panneaux photovoltaïques sur mon toit, j’ai téléphoné aux impôts. La personne m’a dit que c’était idiot de poser des panneaux solaires car on ne savait pas les recycler. Bien évidemment je lui ai dit que c’était plus simple à stocker des panneaux solaires usés que quelques tonnes de béton irradié. Pour en revenir aux impôts. Contrairement à ce que l’on pense les subventions ne sont pas énormes. Au lieu de toucher environ 4000 € pour une dépense de 24000€ je n’ai toucher que 1600€. Ce qui fait que sur une durée de 20 ans de vente EDF, le point zéro sera à environ 15 voir 17 ans, si rien n’est à réparer d’ici là, et si le rendement des cellules reste identique (2400 kw/an environ). Ainsi si tout va bien j’aurai gagné environ 5% de mon investissement, et contrairement au PEA, je n’aurai plus l’argent investi. Alors ras le bol des gens qui critique beaucoup, mais ne font pas grand chose pour que les choses changent.
J’ai été dans des groupes écologiques. Beaucoup d’anti, des contre-tous, mais chez eux c’était du tout électrique, des appareils dernier cri venant de loin, ainsi que des grosses berlines. Mais ils critiquaient les ouvriers qui polluaient en roulant avec des véhicules âgés. Ne sachant pas pourquoi ils ne pouvaient acheter la dernière prius, ou un véhicule électrique à 35 voir 45000 Euros. Ils ne s’étaient pas douté que pour les ouvriers un véhicule à 4000€ c’était 4 mois de salaires.
Je suis un peu long, je m’en excuse. Mais quand je lis vos réflexions, j’y trouve beaucoup de choses intéressantes, mais aussi beaucoup de choses qui me font bondir. Car personne ne parle de l’utilisation des lampes leds, en lieu et place des lampes fluos qui contiennent du mercure par exemple. Personne n’a parler de vivre plus sainement avec 16,17° au lieu de 19 ou 20. Personne n’a dit que le ménage à la vapeur est supérieur au ménage chimique, et plus économique aussi en énergie car pas de transports et de fabrication de tonnes de produits. Le kW nont consomé. alors achetez un réfrigérateur sans bac à glaçon, l’économie est d’environ 1/3. Mieux vaut acheter un petit congélateur et un petit réfrigérateur, qu’un ensemble, en cas de panne de l’un c’est plus simple à remplacer, et les appareils sont conçu chacun de façon optimal. Personne n’a parler de la cuisine faite soit même plutôt que des plats préparés. De l’achat local de légumes et viandes ou de la culture maraîchère.
Le problème de l’énergie est général, tout devra être repensé pour rationaliser l’utilisation de l’énergie, Mais il faut aussi savoir qu’il tombe sur terre par an l’équivalent de 10000 fois l’énergie consommée actuellement, et si l’on captait entièrement cette énergie solaire on aurait besoin de capter que pendant 53 minutes par an d’énergie solaire, ou plus simplement avoir l’équivalent de 2% de la surface de la planète recouverte de panneaux solaires, mais aussi d’éoliennes. De l’énergie il y en a à foison Il faut apprendre à la capter pour l’utiliser. Ce qui est gênant pour les possédants actuels est que l’énergie ne sera plus leur vache à lait. Maintenant ce qu’il faut étudier c’est le moyen le plus simple pour capter l’énergie pour tous.
Mais le PV ont peut le placer sur les 180 Millions de bâtiments en Europe et ainsi ne pas prendre 1 m2 de terre !
Y a de quoi alimenter toute l’Europe en électricité et à ça on ajoute des mini-stockages en hydrogène par eéectrolyse de l’eau à partir du PV et on à LA solution sans les centrales d’un autre age !
Y a une expérience en cours par le CEA en corse pour stockage PV–> Hydrogène et conversion hydrogène –> elec pour les jours sans soleil ou la nuit…
la stabilité des dégâts sur l’environnement surtout !
c’est la technologie est la plus espacivore qu’il soit …
+ des émissions de co2 du fait de l’intermittence
alors non merci .
L’éolien est déjà moins cher que le nucléaire EPR (prévu pour fin décembre 2016) et souvent moins cher que le nucléaire ancien.
Détails : http://energeia.voila.net/electri/eolien_moins_cher.htm
Par exemple : » Depuis février 2005, un nombre croissant d’éoliennes, mises en service avant juillet 2006, produisent de l’électricité dont le prix d’achat est compris entre 30,5 et 83,8 euros le mégawatt-heure (de 3,05 à 8,38 centimes le kWh) selon l’importance de leur production annuelle d’électricité (sites plus ou moins ventés). »
Et pour les éoliennes plus récentes, le tarif d’achat de 82 euros/MWh ne dure que dix ans. Les cinq années suivantes, c’est entre 28 et 82 euros/MWh selon la production réalisée. Et ce sera sans doute de même pour les quinze années suivantes, une éolienne pouvant fonctionner trente ans (base du calcul des coûts moyens par l’Agence internationale de l’énergie).
A Nicolas :
Et votre Iphone ??? vous savez que apple est le pire pollueur sur 31 fabricants du IT (internet Telecom). Apple utilise les pire usines en chinen les plus polluente qui TUENT des gans dans les villages par empoisonnement !
Et je parie que vous en avez un de iphone…de merde !
Alors balayez chez vous et appliquez donc votre soucis sur tous les produits que vous achetez !!! Rapport ONG avec classement des 31 sur demande à qui le veut !
Marre des cons qui racontent n’importe quoi et consomment comme des bourrins irresponsables de la planète et des êtres vivants !!!
On s’en fou que l’eolien et le PV coutent plus cher ! C’est le SEUL MO
YEN de pas foutre en l’air COMPLETEMENT LA PLANETE avec le CO2 !!! Quand est ce que vous aurez rentré ça dans vos petits cranes de consommateur lobotomisés ????!!!!
« Une éolienne, c’est quoi ? Si on s’amuse à l’ouvrir, on trouve à l’intérieur des terres rares extraites des mines chinoises via un processus extrêmement polluant ou encore du cuivre qui provient du Chili où l’on exproprie les Indiens de leurs villages pour puiser cette richesse. Bref, sous sa belle robe blanche, l’éolienne n’a rien d’un ange. Elle pollue mais comme ça ne se voit pas de l’extérieur, les gens continuent d’en mettre. »
Il ne s’agit pas d’un concours, vous êtes libre de « faire mieux ».
En consultant quelques articles du site sur l’éolien (et probablement sur d’autres sites ?) On retrouve JP LAD qui soupoudre inlassablement ici et là des stéréotypes sur l’éolien sans prendre part véritablement aux differents échanges.
Vous êtes un spammeur professionnel.
Solvin : Plus d’un tiers des commentaires à vous seul. Vous êtes un animateur professionnel.
« Albert et Nicolas habitent ensemble » : j’aime beaucoup votre humour. Bien essayé, mais je pense que personne ne sera dupe…
Comme vous ne savez manifestement pas faire la différence entre le « pro » et le « pour », je vous laisse avec votre haine et vos arguments passéistes repris aveuglement dans le discours anti-éolien. Effectivement, difficile d’avoir une discussion constructive avec de tels comportements…
Albert et Nicolas habitent ensemble, partagent beaucoup de chose (!!!) même un clavier. Schoking ?
Leur maison, ,dans l’ouest de la France est entre 4 machines au Nord et 6 machines vers l’ouest. ils sont donc devenus anti éoliens.
Comme vous le savez, les pro éoliens sont soit ceux qui en profitent financièrement, soit ceux qui ignorent la réalité.
Pour nous, c’est clair, ces machines abiment notre environnement.
Bisous !
@ solvain : une réglementation contraignante serait d’interdire ces technologies aléatoires , dénaturantes et espacivores . …une réglementation contraignante serait de limiter l’éolien à la technologie flottante pour mettre tout ça a 30 km et plus . une réglementation contraignante serait de faire le choix de l’hydrolien , de l’hydrolique , de la géothermie , de l’isolation de bâtiments et aide a l’autonomie énergétique …le meilleur kwh est encore celui non consommé et en tous les cas non gaspillé . …chercher a produire tjrs plus et trés mal, comme c’est le cas c’est pour moi trés moche …une nouvelle pollution orchestrée pour des raisons de politique clientéliste et par des multi nationales qui y voient de gros profits garantis…peut importe comment ni qui paye ! avec une telle politique ils risquent pas de cherche a faire mieux ..! .ils sont grassement nourris .
pas trés écologique tout ça ….
pour ce qui est de la dénaturation et dévaluation immobilière ça c’est une réalité …mais bon, en province il y a encore de la place pour s’installer ailleurs ! . ..provocation de ma part …désolé !
je connais pas Méautis mais je peux vous dire que deux personnes m’ont déja dit que les éoliennes qui surplombent le marées de carantan c’est vraiment trés moche et scandaleux . …il y a eu aussi des projets à 4 km puis 7 km devant la côte ouest …avec 170 m de haut » elles seront comme des amulettes sur l’horizon » …disaient ils …! Le mont saint Michel c’est la même chose, devant les plages du débarquement c’est la même ! Et la SER est complice de ça ! …vous voyez …je pense d’ailleurs qu’il y a usurpation du terme SER car dans les fait ça devrait être la SEE ( syndicat énergies éoliennes )
allez mettre vos géantes en Bretagne …ils n’ont pas voulu du nucléaire …faut bien qu’ils participent un peu !
Il ne me semblait pas m’être adressé spécialement à M. Ducon. Relisez votre dernier post et vous verrai qui s’énerve et devient agressif… Vous n’avez encore pas compris qu’ Albert se déguise en Nicolas et je ne sais qui pour répandre la désinformation pour je ne sais quelle cause (chacun pourra se faire son idée) Prétendez-vous que ceux qui nous ont imposé le seul modèle du nucléaire ont eu des scrupules pour la population Française et les pays chez qui nous envoyons nos déchets radioactifs ? Soyez sérieux…
C’est toujours les mêmes arguments qui reviennent… Encore une fois la notion de paysage est très subjective. Il faudrait peut être admettre que certaine personne dont je fais parti ne sont pas autant choqué que vous à la vue d’une éolienne. Nous n’avons aucun recul en France pour affirmer des dévaluations foncières de 30 % et les résultats constatés dans les pays qui eux ont développé l’éolien depuis plus longtemps ne confirment pas cette tendance (Cf. étude valeur immobilière aux USA par ex.) alors que certains parcs se situent à moins des 500 m imposés pas la réglementation Française. N’oubliez pas non plus qu’un parc éolien fait bénéficier aux communes des retombées économiques non négligeables par le biais notamment des taxes. Pour exemple, un lotissement a vu le jour à 700 m du parc éolien de Méautis (50) après sa construction. Tous les lots ont été vendus… Celui qui trouve ça moche ou est fondamentalement contre ira voir ailleurs. Si le parc ne présente aucun problème acoustique, et qu’une personne n’a pas les yeux qui lui brulent quand elle voit une éolienne, je ne vois pas en quoi ça pourrait faire fuir un acheteur potentiel ou un touriste.
Ceci n’engage que moi mais je n’ai pas envie de subir encore et toujours la loi de l’atome pour le seul plaisir de vos yeux.
Se bloquer sur le fait que l’énergie éolienne (comme le solaire, l’hydrolien,…) revient à dire que nous ne sommes pas capable de faire évoluer les technologies. Pourtant des milliards d’euros sont et seront investis dans la modernisation de notre réseau électrique (nécessaire quel que soit notre choix énergétique) et le développement des technologies de stockage.
La réglementation en France est la plus contraignante du monde en matière d’éolien, il serait peut être temps d’arrêter de faire croire à tout le monde que les vilains promoteurs éoliens peuvent faire tout et n’importe quoi.
Avant que le nombre minimum d’éoliennes pour un parc passe à 5 en 2011, des initiatives avaient vu le jour pour que les citoyens intéressés puissent s’approprier un projet éolien (ex : http://www.eolien-citoyen.fr/accueil-begawatts.html). Cette possibilité est aujourd’hui nettement plus compliquée à mettre en œuvre tant le coût d’un parc éolien est élevé pour 5 éoliennes (entre 10 et 15 M€). Dommage car ces initiatives auraient pu éviter que seuls des investisseurs soient capables de financer un projet éolien.
vous avez rien compris Mr Solvin …être anti éolien ne veut pas dire être anti ENR …ni même pro nucléaire …vous faites un amalgame d’agressivité qui vous perd . moi je suis pro ENR mais anti éolien …y a t’il un probléme ?
ces machines cumules tous les défauts et ses promoteurs sont sans scrupules ..ils en ont rien a foutre de l’environnement ..;comme dit Albert leurs ennemis sont les riverains ?
Mr Bal habite t’il a 500 m d’un parc éolien ? moi je voudrais pas
Mr Bal va t’il investir dans une maison secondaire avec un parc offshore en fond de tableau …certainement pas !!
Tant de nuisances a l’environnement et riverains , pour quel résultat !!? trés irrégulier ça c’est certain !!!
on devrait les mettre au fond de l’eau ça serait mieux …ou les enterrer comme la géothermie …c’est gratuit et ça gène personne !
quand à photowatt , pour que ça reparte, il faut supprimer ces prix exorbitants de revente a EDF, car c’est trés malsain et en contre partie augmenter fortement les aides a l’installation pour notamment aller vers de l’autonomie énergétique .
Ca va je vous remercie
Au contraire, je suis plutôt content d’avoir mis en évidence les pratiques d’ »Albert et Nicolas »
La contradiction ne s’ose pas chère Lucie, elle s’assume par des faits réels et biens concrets. La manoeuvre engagée ici et toutes les argumentaires sans fondements balancés gratuitement pour seule volonté de nuire déssert la cause des anti-éoliens et plus généralement de ceux qui doutent de l’interêt des EnR…
Je ne suis pas un « extremiste du vent » et suis pour un mix énergétique intelligent.
Les inconvénients des EnR, maladroitement dénoncés ici, sont trés certainement moins pire que les choix que l’on nous impose depuis des décennies.
Je reste à votre disposition pour partager mes autres arguments et reste totalement ouvert à la possibilité de me tromper. L’intégration et l’innovation pour répondre aux inconvénients actuels des EnR est une démarche plus intelligente que le rejet systématique.
Très en colère, M.Solvin. Quand on n’a plus d’argument, on critique les hommes qui osent la contradiction…
garantie de stabilité de prix ! ça c’est pas certain . pour l’hydrolique oui dans tous les cas … pour le couple éolien / thermique non … c’est comme ça, l’éolien doit être couplé avec une technologie souple et réactive et bien non et non . l’éolien va même contribué a l’augmentation de la demande fossile et donc a l’augmentation de prix !!! sans parler des prix de rachat garantis !!
quand à la stabilité de nos paysages !!! et la baisse de 20 a30 % de la valeur immobilière …encore non …c’est même la dégringolade !
@M. Nicolas et M. Albert QUI NE FONT QU’UN: Comme vous pourrez le constater, le site attribue un logo à chaque personne qui post pour faciliter la recherche de contenus. Ce logo est défini en fonction de votre adresse IP. 2 logos identiques = même personne !
Pourquoi se cacher derrière de nombreux pseudos pour semer la désinformation ??
Il me semble que le SER rappelle un contexte caractéristique de la région ouest pour justifier l’adaptation des contraintes appliquées à l’éolien. On croirait entendre un homme politique qui cherche la petite bête pour discréditer à tout prix son adversaire au lieu de proposer ses idées.
Votre analyse de la constitution d’une éolienne est tout simplement malhonnête puisque vous omettez volontairement de différencier les technologies existantes et les composants utilisés (éoliennes synchrones et asynchrones). Personne n’essaye de faire passer les éoliennes pour LA solution miracle qui lave plus blanc que blanc. Par contre certaines personnes s’obstinent à noircir le tableau par tous les moyens…
Oubliez-vous que le nucléaire utilise des quantités largement plus importantes de ressources non renouvelables ? Qu’il produit de grandes quantités de déchets avec des durées de vie qui dépassent l’imagination ?
Exemple de synthèse de ces informations ici: http://liberons-energie.fr/
Nicolas, Albert, Pierre, Paul, Jacques,… soyez honnête au moins une fois dans votre vie en prenant part au débat énergétique avec des arguments auxquels vous croyez vraiment (= utopie)
On ne peut pas se déclarer écolo et accepter l’éolien industriel. Une éolienne, c’est quoi ? Si on s’amuse à l’ouvrir, on trouve à l’intérieur des terres rares extraites des mines chinoises via un processus extrêmement polluant ou encore du cuivre qui provient du Chili où l’on exproprie les Indiens de leurs villages pour puiser cette richesse. Bref, sous sa belle robe blanche, l’éolienne n’a rien d’un ange. Elle pollue mais comme ça ne se voit pas de l’extérieur, les gens continuent d’en mettre.
L’habitat est trop dispersé, dans l’Ouest, regrette M.Bal. Gênant pour les machines ….Les riverains sont des gêneurs (un comble !)
Désolé d’habiter là, Monsieur, vous voulez nous parquer ailleurs ?
Je ne comprends pas votre raisonnement. Si les éoliennes ne tournent pas, il n’y a de production d’électricité donc pas de rachat ! Même avec un tarif de rachat préferentiel, ça serait de la folie d’investir dans des éoliennes. Insinuez vous que les « grosses fortunes » investiraient à perte ??
De même, il est malhonnête de faire référence à une production à un instant t puisque le le vent n’est pas constant. Il me parait beaucoup plus sérieux de s’interresser à la production annuelle d’un parc éolien voir même à un bilan sur la durée de vie d’un parc. Ca revient à faire le constat basique suivant: « Aujourd’hui le vent souffle, vive l’éolien. Demain y’a pas de vent, l’éolien ça sert à rien »
Moi qui ne suis ni un investisseur si un militant écologiste de pur souche, je m’interroge beaucoup sur les motivations des personnes qui s’opposent farouchement et aveuglément à l’éolien avec de tels arguments…
Solvin :
Coût de l’éolien et coût du nucléaire….à 12h00, RTE annonçait que la production électrique française était de 72% par le nucléaire et…de 1% par l’éolien.
« La vitesse de croisière de l’éolien » c’est surtout beaucoup d’argent pour enrichir les grosses fortunes françaises…les AREVA, EDF,GDF/SUEZ
Il serait temps que nos écologistes Français se rendent compte que ce sont les dindons de la farce.
M. LAD, il y a une grande différence entre l’usage de la force du vent pour puiser de l’eau, broyer des céréales et produire de l’électricité… Cette nuance à l’air de vous échapper.
Solvin : je n’ai pas de honte à avoir, ni besoin de me cacher.
Pour ce qui est des subventions à la filière : C’est quand même la plus ancestrale des technologies que d’utiliser la force du vent. On a atteint la maturité. Pourquoi faire perdurer les avantages ?
Tient tient, encore JP LAD qui intervient encore et toujours pour démonter coûte que coûte la filière éolienne. Pas de commentaires sur le solaire ??
Le « a peu prés » incluait votre « sauf moi »…
Très intéressante votre remarque sur le coût de l’éolien mais qu’en est t’il du réel coût du nucléaire ? Quant au subventionnement, vous m’expliquerez comment tirez l’épingle du jeu quand on doit faire face à une filière implantée en quasi monopôle depuis des décennies, plus ou moins amortie, sans un coup de pouce financier… Une fois la vitesse de croisière atteinte, chaque filière doit montrer son autonomie et sa capacité à s’auto-développer. N’oubliez pas que la filière éolinenne Française est encore relativement jeune.
@Santiago14: La seule considération du coût de l’énergie peut-elle suffire à renoncer aux EnR ?? Avez-vous comparé le prix de l’énergie Français avec celui d’autres pays ?
Quelques indications :
- l’estimation de 70€/MWh pour l’éolien est un calcul basé sur la durée de vie d’un parc éolien soit 25-30 ans. Au cours des 15 premières années, le producteur bénéficie en effet d’un tarif d’achat de 82€/MWh garanti, ceci afin de faciliter le financement des projets. Au delà de ces 15 premières années le tarif est dégressif, en fonction du nombre d’heures de production annuelle du parc. Certains parcs éoliens français, mis en service dans les années 2000, sous un précédent régime de rachat d’électricité, produisent actuellement une électricité rachetée entre 45 et 50€/MWh, soit moins chère que le nucléaire.
- concernant l’éolien offshore, la grille de tarif acceptable dans le cahier des charges de l’appel d’offre clôturé début janvier s’étale de 120 à 160€/MWh et non de 180 à 200.
- l’augmentation actuelle du prix de l’électricité est due à un ensemble complexe de facteurs qui inclue la raréfaction des ressources fossiles, l’augmentation du coût de production de l’électricité nucléaire pour des raisons de sûreté notamment, le renouvellement du réseau électrique français… Le soutien au développement des énergies renouvelables ne représente qu’une faible part de responsabilité dans cette augmentation.
- contrairement à ce que l’on peut souvent entendre, durant les périodes de froid où la France atteint des pics de consommation, les énergies renouvelables apportent une contribution significative à la production française, réduisant ainsi la part d’électricité importée par la France pour éviter les coupures de courant (le prix de l’électricité importée variant entre 150 et 340 €/MWh au début du mois de février 2012, lors de la vague de froid)
- enfin, de tout temps, les programmes énergétiques ont été subventionnés, quels qu’ils soient. Le programme nucléaire bénéficie depuis son lancement d’investissements massifs de l’Etat dans la recherche, les centrales thermiques profitent depuis plus de 10 ans d’un tarif spécial pour la cogénération (qui a coûté bien plus dans la CSPE que le soutien aux énergies renouvelables)… Le mécanisme de tarif de rachat pour les énergies renouvelables n’est qu’un nouveau système de subvention plus approprié à ce type de production d’énergie.
-Mr Bal dit : »Dans l’éolien, tout le monde est à peu près d’accord sur la question de la simplification des procédures administratives »
-JP Lad dit : Sauf moi.
Pour le coût de l’éolien à » 70 euros du MWh ». Il faudrait expliquer. Pour le consommateur ?
En tout cas cette électricité est achetée au producteur 82euros le MWh à terre et sera certainement rachetée de 180 à 200 euros en mer, le tout indexé bien entendu.
L’une raisons principales de l’intérêt de la France à investir massivement dans les énergies renouvelables c’est notre trop grande dépense à des fournisseurs extérieurs (pétrole, gaz, charbon, etc.). Ces derniers ont toute liberté pour nous presser sur les prix.
C’est là que l’on voit que les réactions suite aux premiers chocs pétroliers ont de grandes conséquences aujourd’hui. Certains pays (principalement nordiques), on décidait de tout mettre en oeuvre pour se détacher de cette contrainte extérieure. Ce sont eux qui s’en sortent le mieux aujourd’hui !
Si pendant longtemps on évoquait les émissions de CO2 pour expliquer la nécessité de développert les énergies renouvelables, la question du prix de ces énergies devient tout aussi fondamentale, alors que le prix de l’électricité augmente et que la crise frappe les français… il faut que cette filière française apprenne à ne plus dépendre des mécanismes de subventions divers et variés pour devenir mature et rentable…