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Nucléaire : des militants de Greenpeace devant le tribunal correctionnel de Colmar

C’est aujourd’hui que s’ouvre à Colmar le procès des militants de Greenpeace qui s’étaient introduits en mars dernier dans la centrale nucléaire de Fessenheim, plus vieille centrale française. Cinquante-cinq militants de l’organisation écologiste, d’une vingtaine de nationalité, sont jugés pour “violation de domicile” et “dégradations”. Toutefois, seuls trois d’entre-eux sont présents à Colmar aujourd’hui.

Ce matin à Colmar, les militants de Greenpeace qui s’étaient introduits dans la centrale nucléaire de Fessenheim en mars dernier sont donc jugés par le tribunal correctionnel. Si 55 militants de l’organisation écologiste doivent être présenté au tribunal, seuls trois d’entre-eux sont présents ce matin au procès : deux Français, Eddy Varin, un fonctionnaire de 41 ans et Jean-Michel Vourgère, un informaticien de 43 ans, ainsi qu’un Allemand de 73 ans, Peter Wendt. Les militants sont jugés pour “violation de domicile” et “dégradations“. Parmi les autres prévenus, six ressortissants de pays non membres de l’espace Schengen font encore l’objet d’une interdiction de séjour en France et les autres n’ont pas souhaité faire le déplacement par solidarité avec eux.

Le danger du vieillissement

Le 18 mars dernier, ces militants arrivés en camion dès le petit matin s’étaient introduits dans l’enceinte de la centrale de Fessenheim. Si nombre d’entre-eux avaient été interpelés rapidement, un petit nombre avait tout de même réussi à se hisser en haut du dôme d’un réacteur munis de banderoles aux slogans anti-nucléaire. Les intrus entendaient dénoncer le vieillissement des centrales nucléaires françaises et les problèmes de sécurité inhérents à ce vieillissement.

Nous n’avons pas fait cela de gaieté de c?ur. Pour sensibiliser les gens, malheureusement il faut faire des choses médiatiquement importantes, de manière à faire pression sur les élus“, expliquait Jean-Michel Vourgère à la barre du tribunal. “Militants de Greenpeace, vous êtes les héros de notre temps!” indiquait une banderole déployée devant le tribunal par des militants anti-nucléaire venus apportés leur soutien aux prévenus.

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