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Pilules de 3ème génération : la restriction des prescriptions pas à l’ordre du jour

Accusées d’engendrer un risque accru de thrombose veineuse, les pilules de troisième génération sont aujourd’hui sur la sellette. Alors que la ministre de la Santé a d’ores et déjà annoncé qu’elles ne seraient plus remboursées à partir du mois de mars prochain, l’hypothèse d’une restriction de la prescription aux seuls spécialistes vient toutefois d’être abandonnée dans l’immédiat.

Alors qu’une jeune femme victime d’un AVC avait déposé une plainte à la mi-décembre, accusant sa pilule de 3ème génération d’avoir provoqué son accident, le débat autour de ces pilules contraceptives occupe depuis le devant de la scène. Tandis que Marisol Touraine, la ministre de la Santé, annonçait fin décembre le déremboursement des pilules de 3ème génération à partir de mars prochain, l’hypothèse d’une restriction de la prescription aux seuls spécialistes était envisagée en début de semaine dernière par l’Agence nationale de sécurité de médicament.

Or, le patron de l’ANSM, Dominique Maraninchi, a annoncé samedi que cette option avait été abandonnée. La restriction de prescription des pilules de 3eme génération aux seuls spécialistes “serait le plus facile réglementairement, mais cela n’est pas souhaitable: tous les médecins et toutes les femmes sont concernées“, confie-t-il au Monde. “D’autant qu’il n’y a pas assez de gynécologues“, ajoute-t-il précisant que “ce n’est pas à l’ordre du jour“.

La crainte d’une “vague d’IVG

Le projet visait à “réserver les conditions de prescription et de délivrance pour en limiter l’utilisation, pour être sûr qu’elles ne soient utilisées qu’en second recours et la réserver à des spécialistes“.  Ainsi,  un spécialiste devrait être consulté dès lors que “les patientes ne supporteraient pas ou auraient une contre-indication aux pilules de premières ou deuxième génération“.

Si pour l’heure  les réunions de concertation n’ont pas abouti à de réelles décisions, des médecins s’inquiètent de voir déferler une “vague d’IVG” compte tenu de la panique provoquée par le débat chez certaines femmes. Dominique Maraninchi le premier, reconnait dans le Monde que “la suspension brutale pourrait générer de sérieux désordres sanitaires avec des conséquences de grande ampleur en termes de grossesses non désirées et d’IVG, comme ce fut le cas en Angleterre en 1995“.

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