L’épidémie d’obésité ralentit chez les adultes

Si l’obésité progresse en France chez les 15-24 ans, elle semble aujourd’hui marquer le pas chez les adultes. Selon les chiffres de la dernière étude ObEpi-Roche, pour la première fois depuis quinze ans, la progression de l’épidémie  ralentit en moyenne chez les plus de 18 ans.

Les résultats de la 6e édition de l’étude trisanuelle obEpi-Roche, publiés aujourd’hui, se montrent encourageants quant à la progression de l’épidémie d’obésité en France.  Si l’étude menée auprès de 25.000 personnes âgées de plus de 18 ans, révèle que la France compte un peu plus de 6,9 millions de personnes obèses, soit 15% de la population adulte, la progression semble toutefois marquer le pas.

Pour le professeur Arnaud Basdevant, spécialiste de la nutrition interrogé par l’AFP, si il existe une augmentation relative du nombre d’obèses en 2012 par rapport à 2009, “cette différence n’est pas statistiquement significative“. Cependant, si ce ralentissement de la progression des cas d’obésité est mis à jour, certaines tendances observées chez les femmes, les plus jeunes ou encore les classes les plus modestes se révèlent encore préoccupantes.

Disparités sexuelles, sociales et régionales

C’est en effet dans la tranche des 18-24 ans que l’augmentation de l’obésité a été la plus marquée entre 2009 et 2012 (+35%).  De même, l’obésité augmente beaucoup plus rapidement chez les femmes qui restent devant les hommes en proportion, 15,7% contre 14,3%. Chez les femmes âgées de 18 à 25 ans, l’obésité a cru de 89,2% ces quinze dernières années, contre 62,5% chez les hommes dans la même tranches d’âge.

L’enquête montre également d’importantes disparités régionales. Ainsi, le Nord-Pas-de-Calais est l’une des régions les plus touchées par le phénomène puisque 21,3% de sa population souffrirait d’obésité contre seulement 12% en Bretagne. La fréquence de l’obésité est par ailleurs nettement supérieure à la moyenne nationale dans toutes les régions du bassin parisien. Enfin, l’enquête confirme les disparités sociales puisque 30% des personnes avouant “ne pas y arriver sans faire de dettes” seraient obèses tandis que chez celles qui se déclarent “à l’aise“, la tendance est en-dessous de la moyenne nationale.

 

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