Cancer, tabac, alcool : le déni français

Alors qu’ils considèrent le cancer comme la maladie la plus grave, devant le sida ou les maladies cardio-vasculaires, les Français ont encore tendance à minimiser les risques de cancer liés au tabac ou à l’alcool. Le déni ou la relativisation du risque pour soi-même persistent.

Selon le dernier Baromètre cancer 2010 présenté ce matin à la presse, il apparait que les Français placent le cancer en tête des maladies graves, loin devant le sida ou encore les maladies cardio-vasculaires. Les Français semblent également avoir une bonne perception des principaux facteurs de risque de développer un cancer. Ils placent en effet le tabagisme et l’exposition au soleil sans protection aux deux premières marches des comportements favorisant l’apparition de la maladie.

Toutefois, l’Institut national du cancer et  l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, principaux auteurs de l’enquête, constatent dans le même temps une “persistance de comportements de déni ou de relativisation du risque pour soi-même“.

Alcool, et tabac: mauvais, mais pour les autres

S’agissant de l’alcool, 89% des Français estiment qu’il engendre en priorité accident de la route et violence. 52% jugent que seuls les alcools forts sont dangereux et 23,4% que l’alcool n’est dangereux qu’en cas d’ivresse. Le rôle de l’alcool dans l’apparition d’un cancer est occulté par de nombreuses personnes.

Même chose pour le tabac. Pour les petits fumeurs, ceux qui fument moins de 10 cigarettes par jour, ils ne s’estiment pas concernés par le risque de cancer lié au tabagisme. Selon eux, seuls les fumeurs intensifs seraient touchés. Or, selon l’OMS, c’est plus la durée d’exposition au tabac que la quantité fumée quotidiennement qui joue un rôle prépondérant dans l’apparition d’un cancer. Enfin, 70% des personnes interrogées estiment que la pratique du sport compense les effets du tabac sur l’organisme.

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