Médicaments : les génériques en question

Dans un rapport publié récemment, l’Académie de médecine ajoute de l’eau au moulin des détracteurs de médicaments génériques. Elle recommande en effet, la plus grande prudence dans leur utilisation rappelant que des différences existent entre le produit original et son générique.

Les ventes de médicaments génériques ont enregistré une baisse de 3% en 2011 par rapport à l’année précédente. Tandis que le taux de substitution des médicaments originaux par leur générique atteignait 80% en 2009, il est passé en dessous des 70% en 2011. Pour les industriels du secteur, une des explications de cette baisse s’expliquerait par le développement de la mention “non substituable” sur les ordonnances des médecins.

Et, dans un rapport publié récemment, l’Académie de médecine se montre elle-aussi très prudente vis à vis des médicaments génériques et maintient que “la demande de non substitution, médicalement justifiée, doit être obligatoirement respectée par le pharmacien (…) Son maintien est indispensable à une médecine personnalisée tenant compte des situations à risques“.

Le générique n’est pas une copie conforme

Les membres de l’Académie souhaitent préciser que “le générique n’est pas la copie conforme de la spécialité princeps“. Si le principe actif est le même, les excipients, c’est à dire les autres produits entrant dans la composition du médicament, peuvent être différents et “le changement d’excipient peut occasionner des réactions allergiques plus ou moins sévères“, précise le rapport de l’Académie de médecine.

Les académiciens souhaitent également attirer l’attention des médecins et pharmaciens sur les “génériques à marge thérapeutique étroite” pour lesquels ils recommandent une utilisation “prudente“. Ils citent par exemple les antiépileptiques, les anti-coagulants, les hypoglycémiants, et certains médicaments à visée cardiologique.

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