EDF tire les enseignements de la catastrophe japonaise

EDF a présenté vendredi dernier,  ses premières propositions devant le collège des commissaires de l’Autorité de Sûreté Nucléaire pour renforcer la sûreté et la maîtrise de son parc de production nucléaire.

Le parc nucléaire d’EDF repose sur les principes de l’amélioration continue. Les installations existantes, comme les nouvelles, bénéficient ainsi en permanence du retour d’expérience de toutes les centrales, et tirent les enseignements des accidents qui surviennent dans le monde“, explique EDF dans son communiqué officiel publié vendredi.

Après Fukushima, EDF, en tant qu’exploitant-concepteur-constructeur, dans son processus d’amélioration continue de ses centrales, a dégagé un premier programme d’actions à court, moyen et long terme. En outre, EDF souhaite vivement une harmonisation au niveau européen des cahiers des charges de ces audits, sur la base du texte proposé par l’association des principales autorités de sûreté européennes.

La création d’une “task-force”

Le programme d’actions proposé à l’ASN comporte plusieurs volets. Il s’agit tout d’abord d’évaluer les moyens techniques et humains d’ores et déjà prévus en cas d’accident au meilleur niveau. Ensuite, EDF évoque la création d’une “task force” nationale d’intervention rapide d’EDF, pour renforcer le dispositif de crise, constituée de matériels complémentaires d’apport en électricité et en eau, avec des moyens de transports et humains dédiés, mobilisables dans les 24 à 48 heures, à l’échelle d’un site. Ces dispositions viendront compléter l’organisation de crise du groupe qui est mobilisée et gréée immédiatement, tant au niveau local qu’au niveau national.

Enfin, un ré-examen approfondi de la conception des centrales est envisagé. Il s’agit de s’assurer des marges de sûreté des installations face à des événements tels que les séismes, les inondations, les pertes d’alimentations électriques et de refroidissement. Ces revues engagées d’ici fin 2011 concerneront tant les réacteurs que les piscines de stockage du combustible.

Tous ces travaux d’évaluation et de revues des marges de sûreté seront menés sous le contrôle de l’ASN et s’intégreront aux audits de sûreté des centrales nucléaires françaises que va mener l’ASN à la demande du Premier Ministre, conformément à la réalisation des stress tests demandés au niveau européen.

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