Radioactivité en France : l’IRSN et la Criirad ne s’accordent pas

Alors que l’Institut  de radioprotection et de sûreté nucléaire, IRSN,  a confirmé la passage du nuage radioactif venant du Japon au-dessus de la France, il confirme également que les niveaux de radioactivité enregistrés lors de ce passage sont sans danger pour la santé ou l’environnement. Des affirmations contestées par la CRIIRAD

Les nouveaux relevés de l’IRSN confirment bien le passage du nuage radioactif en provenance du Japon au-dessus de l’Hexagone en fin de semaine dernière. Des traces d’iode radioactif 131 ont bien été constatées dans les stations de prélèvements de l’Institut à Cherbourg, ainsi qu’à Orsay dans l’Essonne, puis dans le Puy-de-Dôme samedi. Néanmoins, aucune trace de césium 137, autre élément radioactif échappé de la centrale de Fukushima. S’agissant de cette substance, l’IRSN explique que sa “concentration dans l’air reste encore inférieure aux limites de détection“.

Fort de ces relevés, l’IRSN confirme alors que le passage de ce nuage venant du Japon est sans danger pour la santé humaine ou l’environnement.  “Les niveaux de concentration sont conformes à ce que nous avions estimé, et même un peu pus bas. Et ce que nous avions dit sur l’absence de risque pour la santé, nous le confirmons” annonçait Didier Champion, le directeur de l’environnement et de la prévention à l’IRSN, sur Europe 1 ce week-end.

La CRIIRAD demande des mesures complémentaires

Quand nous disons qu’il n’y a pas de risque pour la santé, nous tenons compte du fait que cela pourrait durer plusieurs jours voire semaines. L’exposition cumulée à cette faible radioactivité et les dépôts qui pourraient se produire sur les végétaux sont tellement faibles que ça ne représenterait que des doses insignifiantes pour la santé“, ajoute-t-il, confiant.

La CRIIRAD, organisme indépendant de surveillance nucléaire, émet toutefois des réserves quant aux relevés effectués par l’IRSN. En effet, dans un communiqué, ces spécialistes expliquent que “l’air a été échantillonné à partir d’un filtre à aérosols qui ne permet pas de piéger l’iode présent dans l’air sous forme gazeuse“. Or, cet iode gazeux pourrait selon eux “constituer une part importante, probablement majoritaire, de l’iode radioactif présent“. La CRIIRAD estime alors que des mesures complémentaires sont nécessaires afin de confirmer ou non les niveaux de radioactivité enregistrés en France.

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