Une bactérie au secours du recyclage

Une étude britannique publiée mercredi dernier dans une revue spécialisée dans la chimie verte, révèle qu’une bactérie, la desulfovibrio desulfuricans, très répandue dans les sols, serait susceptible de participer au recyclage du palladium, un métal rare présent dans les pots catalytiques de nos automobiles, mais aussi dans nombre de déchets industriels.

La palladium est un métal rare s’apparentant au platine, et dont le prix flambe en raison du peu de pays exportateurs, mais aussi d’une demande  excédant l’offre ces dernières années. Fort de ce constat, le Dr Kevin Deplanche, de l’Ecole des biosciences de l’Université britannique de Birmingham, a concentré ses travaux sur le recyclage de ce métal.

Traitement et énergie propre

Dans son étude publiée mercredi dans la revue “Microbiology”, le Dr Deplanche explique comment la bactérie desulfovibrio desulfuricans parviendrait à réduire chimiquement le palladium, puis le transformerait en nanoparticules s’agglutinant à la surface de la bactérie. Ces nanoparticules constitueraient alors un “excellent catalyseur pour le traitement des polluants persistants, comme le chrome utilisé dans l’industrie de la peinture“. Elles pourraient également être utilisées afin de produire “de l’énergie propre à partir de l’hydrogène” dans une pile à combustible.

“Notre objectif final est de développer un procédé qui permette de convertir les déchets métalliques en catalyseurs de haute valeur destinés à la chimie verte et à la production d’énergie propre“, confie-t-il à l’AFP.

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