La Chine prépare Copenhague, Obama aussi

CO2A quelques jours du très attendu sommet de Copenhague, la Chine vient de dévoiler pour la première fois un objectif chiffré de réduction des émissions dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.

La Chine vise donc une réduction de son “intensité carbone” de 40 à 45% d’ici 2020 par rapport au niveau de 2005. “Il s’agit d’une action volontaire prise par le gouvernement chinois sur la base de la situation nationale et c’est une contribution majeure à l’effort mondial pour faire face au changement climatique“, rapporte l’agence officielle de presse Chine nouvelle en citant le comité permanent du Conseil d’Etat, ou gouvernement. Atteindre ce but générera “d’énormes pressions et des difficultés particulières” mais, ajoute l’agence de presse, il s’agit d’un “objectif contraignant” qui s’imposera à la planification économique.

De plus, le ministère des Affaires étrangères chinois a fait savoir que le Premier ministre Wen Jiabao se rendra à Copenhague le 7 décembre prochain. Selon le porte-parole, du ministère, cette participation “démontre l’importance que le gouvernement chinois accorde à cette question et démontre que le gouvernement chinois est prêt à coopérer avec la communauté internationale“.

“Séance photo” pour Obama ?

Même son de cloche du côté des Etats-Unis avec l’annonce de la venue de Barack Obama dans la capitale danoise. Selon la Maison-Blanche, cette présence “donnera de l’élan aux négociations et, selon nous, augmentera les chances de succès“. De plus, les Etats-Unis ont également annoncé un programme chiffré de réduction des émissions avec un objectif de baisse de 17% des émissions de GES des Etats-Unis d’ici 2020, par rapport au niveau de 2005. L’objectif ambitieux à long terme est une réduction de 83% des émissions d’ici à 2050.

Cette venue annoncée du président américain provoque la raillerie de Greenpeace qui n’y voit finalement qu’une halte sur le chemin qui le conduira à Oslo afin de recevoir son prix Nobel de la Paix. Selon l’organisation écologiste, la présence du président américain ne représente “rien d’autre qu’une séance photo“.

De son côté, Jean-louis Borloo juge ces programmes des deux grands pollueurs de la planète encourageants. “On est loin des 25 à 40% en 2020” mais “c’est une première réponse extrêmement encourageante“.

Pour rappel, la Chine et les Etats-Unis représentent à eux deux 40% du volume total des émissions mondiales.

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