L’épidémie de grippe a débuté en France

Carte grippe A semaine 37Sans véritable surprise, l’épidémie de grippe A (H1N1) touche désormais la France, avec 103 000 cas estimés dans l’Hexagone la semaine dernière. Du côté des bonnes nouvelles, aucun “signe particulier de gravité” n’est constaté.

Selon les données nationales communiquées par le réseau de médecins Sentinelles, la France aurait enregistré environ 103 000 cas de consultations pour syndrome grippal en France métropolitaine. Cela correspond à 164 cas pour 100 000 habitants (soit 103 000 cas), un chiffre au-dessus du seuil épidémique de 84 pour 100 000.

Les 1 300 médecins du réseau de surveillance précisent que l’incidence de la semaine précédente s’étant consolidée en-dessous du seuil (73 pour un seuil à 81). Ils considèrent de ce fait qu’une seconde semaine sera encore nécessaire pour confirmer l’arrivée de l’épidémie.

S’agissant des cas rapportés la semaine dernière, les victimes de cette grippe sont plutôt jeunes, avec un âge moyen de 20 ans. Les consultations ont cependant concernées des malades de 5 mois à 88 ans. Cette grippe toucherait un peu plus les femmes (55%) que les hommes (45%).

Moins de 1% d’hospitalisation

Si l’épidémie de grippe A semble belle et bien avérée en France, elle se révèle relativement inoffensive. Les tableaux cliniques rapportés par les médecins Sentinelles ne présentaient pas de signe particulier de gravité, avec un taux d’hospitalisation des cas rapportés inférieur à 1%, rapporte le réseau.

Dans l’Hexagone, certaines régions sont plus touchées que d’autres. Ainsi, le Nord, le Sud et le Langedoc-Roussillon notamment sont particulièrement concernés par la grippe, avec un nombre de cas nettement plus important que la moyenne nationale.  A l’inverse, des régions semblent encore épargnées par cette épidémie, comme notamment le Sud-Ouest, la pointe Bretagne, ou encore dans une moindre mesure la Corse.

L’excès de cas rapportés la semaine dernière, dans le contexte de la pandémie A (H1N1), comparativement aux mêmes semaines des années passées, a été estimé à 93 000 cas environ. Selon les médecins du réseau, ces chiffres doivent être interprétés en tenant compte du contexte de forte médiatisation, qui peut être à l’origine d’un excès de qui ne seraient pas venues consulter en « temps normal ».

Le réseau Sentinelles considère qu’on ne peut exclure qu’un certain nombre de cas soient la conséquence d’un excès de consultations pour syndromes grippaux de la part de personnes qui ne seraient pas venus consulter en « temps normal » (c’est à dire en l’absence de médiatisation de la pandémie).

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