La “crise” touche aussi le climat

air_pollution_co2.JPGEn cette p�riode de crise �conomique mondiale, avec des prix du p�trole qui s’�croulent, les nombreux investissements pr�vus dans le cadre de la lutte contre le r�chauffement climatique risquent d’�tre retard�s, et notamment ceux n�cessaires pour la capture et le stockage du CO2.

Paolo Scaroni, pr�sident de la compagnie p�troli�re italienne ENI, confiait � l’occasion d’un s�minaire de l’Opep, que “les prix du p�trole doivent �tre suffisamment �lev�s pour encourager l’investissement dans les technologies freinant l’�mission de dioxyde de carbone. Les prix bas sont les pires ennemis des �nergies alternatives“. De m�me, Olivier Appert, le directeur de l’Institut fran�ais du p�trole (IFP) confirme “qu’il sera (d�sormais) plus difficile de mobiliser des investissements“.

Selon l’Agence internationale de l’�nergie, les investissements requis pour une utilisation plus propre et plus efficace de l’�nergie se chiffrent � 9.000 milliards de dollars sur la p�riode 2008-2030, soit 0,6% du PIB mondial par an en moyenne. Et, parmi toutes les solutions envisag�es, la capture et le stockage du CO2 (CCS) apparait comme la meilleure pour l’avenir.

Capture et stockage du CO2

Yvo de Boer, directeur du comit� charg� du climat � l’ONU reconnait qu’il s’agit l� de “l’une des technologies les plus prometteuses pour r�duire rapidement les �missions de CO2“. Toutefois, “la CCS est encore ch�re” et “exige des financements pour combler l’�cart de co�t entre une production d’�nergie avec et sans CCS” ajoute-t-il. Le co�t de stockage d’une tonne de carbone serait de l’ordre de 100 dollars alors que sur le march� des �missions, la tonne est valoris�e � 20 dollars.

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