Gaz : Moscou et Kiev discutent enfin

Gazoduc_1.JPGLa Russie et l’Ukraine ont annoncé dimanche la signature d’un accord destiné à débloquer l’approvisionnement du gaz à destination de l’Union européenne. Si la présidence européenne salue cette rencontre, elle attend encore de voir pour le croire.

Après d’un vrai marathon diplomatique, un accord a donc été signé ce week-end entre la Russie et l’Ukraine. Suite à l’intense pression de l’Union européenne, dont certains pays sont déjà rentrés dans la zone rouge en terme de stocks gaziers, les premiers ministres ukrainien et russe se sont donc enfin rencontrés pour des négociations communes. Les termes précis de cet accord commercial seront cependant encore discutés aujourd’hui.

A l’issue de cette rencontre russo-ukrainienne, l’accord politico-économique signé ce week-end devrait permettre selon Moscou, de rétablir « sous peu », l’intégralité de l’approvisionnement en gaz russe de l’Europe via le territoire ukrainien. Cependant, les contours de cet accord restent encore très flous.

Accord commercial encore en discussion

Les compagnies d’Etat russe Gazprom et ukrainienne Naftogaz doivent en effet signer aujourd’hui un accord sur les termes dans lesquelles le gaz russe sera livré à l’Ukraine et transitera vers l’Europe, a affirmé Kiev. L’Ukraine attend de connaitre précisément le prix auquel sera facturé le gaz russe en 2009 avant d’ « évaluer » » l’accord conclu entre les Premiers ministres.

Cette éclaircie encore fragile est cependant déjà saluée par la présidence tchèque. « Nous saluons l’avancée obtenue dans les négociations qui se sont déroulées entre les représentants de la Fédération de Russie et l’Ukraine et dont ils ont fait état ce matin à Moscou. Nous demeurons cependant réalistes. Nous avons déjà connu à plusieurs reprises ces derniers jours de tels moments qui nous avaient laissés espérer une issue à la crise. Ce qui sera déterminant pour l’UE, c’est uniquement la reprise des livraisons de gaz. Nous ne savons pas clairement quand cela se fera », a déclaré le ministre tchèque de l’Industrie et du Commerce, Martin Riman.

Plusieurs jours avant la reprise

Cependant, l’Union européenne reste mesurée quant aux conséquences immédiates de cet accord. « Je crains que même en cas de reprise rapide du transit par l’Ukraine il faille plusieurs jours avant que le gaz n’arrive dans l’UE » explique le ministre tchèque. Martin Riman s’est par ailleurs félicité de la solidarité européenne dans cette crise.

Pour rappel, l’Europe n’a plus reçu le moindre litre de gaz russe via le territoire ukrainien depuis le 7 janvier.

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