Nos habitats recèlent d’hôtes indésirables

cmr_toxique.jpgUne quinzaine d’experts européens se sont réunis vendredi dernier à Strasbourg afin de faire le point sur les quantités de virus, bactéries, bruits urbains et autres poisons chimiques qui séjournent dans notre habitat et qui attaquent notre santé jour après jour.

Ralph Baden, membre du ministère de la Santé du Luxembourg confiait à l’AFP que « sur 905 matelas et oreillers analysés au courant des quatre dernières années, pas moins de 34% étaient fortement contaminés soit pas des biocides, soit par des retardateurs de flammes similaires au Sarin« , considéré comme l’ONU comme une arme de destruction massive!

Au Luxembourg, la surveillance de la qualité de l’air fait l’objet d’une étude depuis 4 ans. Les polluants les plus fréquemment trouvés dans les habitations du duché sont des biocides, des retardateurs de flammes organo-phosphorés, des moisissures mais aussi des champs électromagnétiques à basses et hautes fréquences.

Les champs électromagnétiques 

Pour Gerd Oberfeld, du département autrichien de la Santé publique à Salzbourg, « les champs électromagnétiques sont l’une des questions les plus ignorées dans les domaines de l’environnement et de la santé publique, notamment en ce qui concerne les enfants« . Selon lui, il devient urgent de mettre en place un programme-cadre sur ce type de pollution en matière de santé publique.

L’AFP précise par ailleurs que d’autres experts ont évoqué les maladies multisystèmes causées par l’environnement, telle que la sensibilité chimique multiple, ou les effets de la pollution environnementale sur la fécondité, le système immunitaire, la maladie de Parkinson ou la dépression.

La conférence était organisée par la commission de l’Environnement du Conseil de l’Europe qui prépare un rapport et une recommandation pour une meilleure prévention des risques sanitaires liés à l’environnement.

  • facebook
  • googleplus
  • twitter