Brouillard autour du plutonium britannique

Atlantic_Osprey_1.JPGSelon l’organisation écologiste Greenpeace, qui révélait il y a peu l’arrivée secrète de plutonium britannique à La Hague, l’Atlantic Osprey, le navire chargé du transport de ce plutonium vers Cherbourg aurait quitté son port d’attache de Workington samedi dernier en fin d’après-midi.

Yannick Rousselet, le chargé de campagne énergie de Greenpeace précise, “selon nos observateurs, l’Atlantic Osprey a quitté le port de Workington samedi 29 mars vers 18h30. Pour le moment sa destination est inconnue et le manque de transparence sur ce transport est tel qu’il est impossible de savoir si le plutonium a été chargé à bord ou non“.

Le 6 mars dernier, Greenpeace était déjà à l’origine de la divulgation de l’information selon laquelle un navire de la Nuclear Decommissioning Authority devait transporter plusieurs dizaines de kilos de plutonium a destination de l’usine de retraitement de La Hague.

Silence radio

Depuis le 18 mars dernier, date à laquelle Greenpeace avait demandé à Areva et à l’ASN la publication du contenu de l’accord intergouvernemental portant sur ces déchets nucléaires, la lettre de demande d’importation et de stockage d’Areva, et le dossier de sûreté concernant ce transfert et ce stockage, c’est le plus grand silence.

“Depuis le 18 mars, c’est le silence radio. Ni Areva, ni l’ASN ni le Haut comité pour la transparence n’ont accepté de faire la lumière sur cette affaire, continue Yannick Rousselet. Transports secrets de matières proliférantes, malfaçons récemment relevées sur le chantier de l’EPR à Flamanville, utilisation de la DST pour étouffer l’information sur les risques, le lobby nucléaire s’en donne à c?ur joie. Sans doute parce que cette industrie ne pourrait survivre à une réelle transparence. Greenpeace se fait un devoir d’informer les populations et exige une réaction immédiate du Haut comité pour la transparence”.

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