Un verre antibactérien pour combattre les maladies nosocomiales

agc.jpgIl y a une semaine, la société AGC Flat Glass Europe (ex-Glaverbel) a reçu, pour son verre antibactérien AntiBacterial GlassTM, le Batimat d’Or, la médaille d’or du concours de l’innovation du Salon Batimat.

Alors que les infections nosocomiales font, selon les statistiques européennes, plus de victimes que les accidents de la route, le verre antibactérien d’AGC Flat Glass Europe offre une solution intéressante.

Selon la société qui l’a développé, ce verre antibactérien “tue 99,9 % des bactéries et arrête la prolifération des champignons. AntiBacterial GlassTM élimine les micro-organismes dès qu’ils entrent en contact avec sa surface grâce à un procédé breveté consistant à diffuser des ions d’argent dans les couches supérieures du verre. Ces derniers interrompent le processus de division des bactéries, conduisant ainsi à leur destruction“.

En plus des mesures actuelles, nous devons impérativement prendre en considération l’utilisation de matériaux permettant de réduire la charge bactérienne de l’environnement“, a indiqué au quotidien “Les Echos” le docteur Jean Vanderpas, médecin de l’unité d’épidémiologie et d’hygiène hospitalière de l’hôpital Brugmann de Bruxelles.

L’argent, un élément clé

Selon le quotidien, ce projet “combine trois ingrédients“. Selon Marc Van den Neste, directeur du centre de R&D de la société à Bruxelles, les chercheurs ont tout d’abord découvert “que certains fabricants de réfrigérateurs avaient développé une surface intérieure antibactérienne basée sur une technologie à l’oxyde de titane“. Egalement, au temps des Romains, l’armée avait constaté que les officiers qui se servaient de plats en argent tombaient moins malades que les autres soldats. De plus, l’une des spécialité de la société est la fabrication de miroirs à partir d’une technologie basée sur l’argent.

Les propriétés de ce verre antibactérien ont été testées en laboratoire. D’après le professeur Michel Devleeschouwer, du laboratoire de microbiologie de l’université de Bruxelles, “après 24 heures, on observe toujours la même quantité de germes sur un verre non traité, tandis que 99,9% des micro-organismes ont disparu sur le verre antibactérien“.

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