Eolien : Eneria projette de construire un parc éolien en Champagne-Ardenne

aube_marne.jpgSelon le quotidien l’Est Eclair datant du 23 août, la société Eneria envisagerait de construire un parc éolien à cheval sur plusieurs communes de l’Aube et de la Marne. Son bureau d’études a déjà approché les communes de Périgny-la-Rose, Bethon, Montgenost Esclavolles-Lurey et Potangis.

Nous sommes partis du poste électrique de Plessis-Barbuise auquel nous comptons nous relier. Le site que nous avons retenu était à proximité, il permettait de s’éloigner suffisamment des habitations (la plus proche sera au minimum à 700 m). Il y avait aussi un effet de relief intéressant, et des indications très sommaires qui nous faisaient penser que le potentiel de vent était bon“, a déclaré Jean-Pierre Audubert, associé-gérant de Deveol, le bureau d’études d’Eneria.

Nous prévoyons d’implanter deux lignes parallèles au faisceau hertzien situé entre Montgenost et Montgueux. Mais pour l’instant, la localisation n’est pas clairement définie” a-t-il ajouté. Le parc devrait accueillir entre 6 et 18 aérogénérateurs. Chaque éolienne aura une puissance de 2 mégawattheures. “Un mégawattheure éolien peut alimenter 6 000 foyers, hors chauffage, sur un an. EDF nous rachètera cette électricité environ 8,2 euros du kilowattheure, le prix fixé par arrêté ministériel. Pour bénéficier de ce tarif bonifié, notre parc devra se situer dans une zone de développement éolien“.

Consultation des communes concernées

Les conseils municipaux des communes concernées par le projet ont été consultés. “Nous les avons rencontrés pour savoir s’ils étaient favorables sur le principe. Si ce n’est pas le cas, nous préférons renoncer tout de suite“. A Périgny-la-Rose, Guy Dollat, le maire de la commune a déclaré “nous avons emmenés les élus sur le site éolien de Chapelle-Vallon pour qu’ils se rendent compte par eux-mêmes du champ visuel et du bruit. Finalement, le projet a été accepté à l’unanimité, moins une abstention“.

Les cinq communes concernées ont approuvé le projet. “Après, nous avons vérifié qu’il n’existait pas d’empêchement comme la construction d’une autoroute ou des contraintes aéronautiques (…). Nous avons également réalisé une préétude ornithologique sommaire. Celle-ci a fait apparaître une certaine sensibilité mais l’étude peut se poursuivre. Nous allons quantifier la migration pour justifier d’un impact insignifiant“, a ajouté Jean-Pierre Audubert. Le dossier de permis de construire sera déposé l’année prochaine.

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