Face à la pression publique, l’huile de palme passe au vert

Sur les sept secteurs de produits à l’origine de la déforestation, les entreprises d’huile de palme sont celles qui en font le plus pour atténuer leur impact environnemental après des années de pression publique, selon une étude d’un groupe mondial de divulgation environnementale.

L’étude du CDP, publiée le 22 mars, est susceptible de faire monter la pression sur les sociétés de l’agroalimentaire pour qu’elles passent au vert compte tenu des progrès de l’huile de palme, largement accusée par les écologistes de destruction d’une large partie des forêts tropicales.

Sur la base des réponses de plus de 550 entreprises leaders du secteur agroalimentaire, l’étude a révélé que presque tous ceux qui utilisent ou produisent de l’huile de palme prennent au moins une mesure acceptée par l’industrie pour lutter contre la déforestation. Parmi celles-ci, on peut noter des objectifs de traçabilité plus ambitieux.

Les entreprises impliquées dans le secteur du café et des produits de l’élevage sont jugées médiocres, selon l’étude.

« L’huile de palme a fait l’objet de campagnes de dénonciation acharnées ces dernières années. Les entreprises considèrent l’huile de palme comme un risque pour leur réputation », a-t-il noté.

Le CDP mesure le risque environnemental et l’impact de plus de 10 000 entreprises, villes, États et régions pour le compte des principaux investisseurs mondiaux.

Des efforts de transparence à poursuivre

Les entreprises sont invitées divulguer par le biais du CDP leur utilisation ou production des sept produits qui entraînent la déforestation, à savoir : bois, huile de palme, soja, bétail, caoutchouc, cacao et café.

Cependant, seul un tiers des entreprises invitées à se déclarer auprès du CDP l’ont fait. Cela représente toujours un progrès significatif par rapport aux études précédentes, mais montre également une lacune dans la transparence de l’industrie des matières premières et, très probablement, dans ses actions pour lutter contre la déforestation.

Les scientifiques affirment que la protection des forêts est l’un des moyens les moins chers et les plus efficaces de lutter contre le changement climatique, car les arbres aspirent le dioxyde de carbone, le principal gaz qui chauffe la planète.

Selon les Nations Unies, 10 millions d’hectares de forêt ont été détruits chaque année au cours des cinq années écoulées depuis 2015.

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