Hélène Valade, une défenseuse chevronnée de l’environnement nommée chez LVMH

Hélène Valade, directrice du Développement durable de la Lyonnaise des eaux (2005-2014) puis vice-présidente du Développement durable du groupe Suez, devient directrice Développement environnement au sein du géant du luxe.

Hélène Valade remplace Sylvie Bénard, qui a depuis 26 ans permis au groupe d’affirmer et de structurer son engagement sur les sujets environnementaux. «J’ai assisté au Sommet de Rio et le sujet m’a passionnée», raconte celle qui a créé, en 1992, la Direction de l’environnement au sein du groupe. «Je travaillais déjà chez LVMH, mais dans la recherche. Lorsque j’en ai parlé à mon retour, on m’a dit : D’accord, montrez-nous que l’environnement est un sujet important».

Le fleuron de l’industrie française se réorganise en profondeur. Responsables de 80 % des émissions de CO2 du groupe, les 4 700 magasins ont constitué le premier levier d’intervention. Le recours à des technologies (notamment d’éclairage) moins énergivores permet alors de réduire de 25 % ces émissions.

En 2006, Louis Vuitton surprend avec son centre logistique monde. Situé à Cergy-Pontoise, il s’agit d’un bâtiment vert certifié HQE (haute qualité environnementale). Un an plus tard, le géant du luxe récidive en investissant 10 millions d’euros pour mettre au vert son centre industriel de la Drôme. Dédié à la fabrication de la petite maroquinerie, le site est également labellisé HQE.

Consolidation du programme LIFE avec Hélène Valade

Mais c’est le programme LIFE (LVMH Initiatives For the Environment) qui marque un tournant. Créé en 2012 et consolidé en 2016, il est construit autour de quatre axes. Pour les produits, une empreinte environnementale réduite (10 %, indice IPE). Pour les sites, une amélioration des indices de performance environnementale d’au moins 10 % (eau, gestion des déchets…). La chaîne d’approvisionnement fait quant à elle l’objet d’un engagement fort en matière de traçabilité. Enfin, la réduction des émissions de CO2, déjà évoquée.

Plus récemment, en mai 2019, le groupe a annoncé la signature d’un partenariat de cinq ans avec l’Unesco pour soutenir le programme « L’Homme et la biosphère » (MAB), dont l’objectif est d’agir en faveur de la conservation de la biodiversité au niveau mondial. Il a également annoncé, au mois d’août, un don de 10 millions d’euros pour lutter contre les feux en Amazonie.

En 1992 l’environnement «n’intéressait pas grand monde», comme aime à le rappeler Bernard Arnault. A l’époque, il ne s’agissait pas de suivre une mode. « Nous avions compris que le développement ne pouvait être que durable », ajoute le PDG.

La nomination d’Hélène Valade est donc une bonne nouvelle. «L’expertise en développement durable d’Hélène va également permettre au Groupe d’écrire un nouveau chapitre de son engagement environnemental, en ouvrant de nouvelles pistes de travail pour la stratégie LIFE 2030» a affirmé Antoine Arnault, responsable de la communication du groupe.

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