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SFAM/Ipsos : 50 % des Français recyclent leur smartphone

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Recycler son smartphone au lieu de le jeter, un geste éco-friendly que les Français sont nombreux à adopter. C’est ce que révèle une étude conduite par Ipsos pour SFAM, leader européen de l’assurance pour mobile. Une tendance inégale d’une région à l’autre, mais qui devrait gagner du terrain, à l’heure où le gouvernement vient de réaffirmer ses ambitions écologiques.

Les Français sont sensibles aux conséquences de leur consommation sur l’environnement. Y compris pour leur smartphone. Selon une étude SFAM/Ipsos dévoilée le 2 juillet dernier, près de 50 % des Français recyclent leurs anciens téléphones.

La région PACA, championne de France du recyclage de smartphones

Reste que certaines régions sont plus avancées que d’autres en la matière. C’est le cas de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont les habitants sont les champions du recyclage de smartphones en France. Ils sont en effet 54 % à déclarer recycler leur téléphone. Ils devancent de peu les habitants du Nord–Pas-de-Calais (53 %), de la région Rhône-Alpes–Auvergne (52 %) et de la région Occitanie (51 %).

Des disparités apparaissent aussi en fonction de l’âge. Les 30-44 ans seraient selon l’étude SFAM/Ipsos plus nombreux à revendre ou donner leur smartphone usagé à une tierce personne (35 %). C’est plus que la moyenne nationale qui s’élève à 28 %. Du côté des régions à la traîne, on retrouve la Bretagne, où 62 % des habitants préfèrent garder leur ancien téléphone portable chez eux ou le jeter (pour 7 % d’entre eux). À la deuxième marche du podium des moins bons élèves : la Normandie, suivie par le Centre-Val de Loire, l’Ile-de-France et l’Alsace–Champagne-Ardenne.

Prolonger la durée de vie des appareils

En queue de peloton en matière de recyclage, la région Centre-Val de Loire arrive néanmoins en tête des régions dont les habitants cherchent à réparer leur téléphone avant de s’en séparer. Ils sont en effet 36 % à essayer de prolonger la durée de vie de leur appareil, la moyenne nationale s’élevant à 25 %. Et l’investissement peut aller jusqu’à 200 euros pour certains d’entre eux.

Rien de bien surprenant à cela, tant l’attachement des Français envers leur smartphone est fort. Une précédente étude là encore réalisée par Ipsos pour SFAM révélait que 65 % des 18-29 ans jugent leur téléphone indispensable.

Le développement d’une économie circulaire

Quelles sont les motivations des Français qui recyclent leur téléphone ? L’argument économique est bien sûr déterminant, car un téléphone de seconde main est avant tout un téléphone moins coûteux. Toutefois, les résultats de l’étude SFAM/Ipsos soulignent qu’il s’agit avant tout d’un choix écologique. Consommer de manière plus responsable et réduire la pollution engendrée par la production de mobiles neufs sont ainsi les deux principales motivations d’achat des personnes interrogées. La tendance devrait s’amplifier dans les années à venir. En 2018, selon l’institut d’études GfK, le marché du neuf a baissé de 6,5 %, tandis que le marché du reconditionné a progressé de 7 %.

Et c’est une bonne nouvelle, car la fabrication des smartphones est loin d’être anodine pour la planète. D’autant plus que la durée de vie des téléphones — deux ans en moyenne — tend à raccourcir. Les enseignements de l’étude SFAM/Ipsos sont donc encourageants, mais soulignent aussi la marge de progrès à réaliser. L’an dernier, près de 1,5 million de mobiles ont été collectés par les opérateurs, soit à peine 15 % des ventes réalisées la même année. Peut mieux faire.

 

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