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Un bonus qui sème la pagaille
La mesure annoncée par le gouvernement début décembre dernier et concernant le bonus écologique à l'achat de véhicule propres, qui émettent peu de CO2 est un succès si l'on en croit le bond des ventes de petites voitures. En revanche, le versement de cette prime est toujours compliqué.
En effet, suite à l'annonce du gouvernement, ce sont les concessionnaires qui doivent dans un premier temps faire l'avance du bonus écologique pour l'achat d'un véhicule "propre". Ils déduisent la somme sur la facture du véhicule. Cette somme qui oscille entre 200 et 1.000 euros doit leur être ensuite remboursée par le gouvernement.
Et c'est justement sur ce point que c'est la pagaille, l'Etat étant à l'heure actuelle incapable de rembourser les concessionnaires, rien n'étant prêt sur le plan administratif. Fin décembre, il a été décidé que ce serait le Centre national pour l'aménagement des structures des exploitations agricoles (oui, oui…) qui se chargerait de ce remboursement mais rien n'est encore en place, et surtout pas les outils informatiques nécessaires.
Certains concessionnaires, un peu échaudés par l'expérience, renvoient donc la balle à l'Etat en demandant à leur clients de se faire rembourser eux-même de leur prime en renvoyant un formulaire téléchargeable sur Internet. Les autres hésitent désormais à vendre des véhicules trop "propres" synonymes d'imbroglio financier.
Interrogé par le quotidien "Les Echos", le ministère de l'Ecologie estime que les choses rentrent dans l'ordre progressivement et que les concessionnaires devraient commencer à être remboursés d'ici la mi-mars. Il s'agirait tout de même de près de 30 millions d'euros par mois.
Tags : écologie, transport, co2
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