La consigne, un retour aux sources

Le gouvernement envisage le retour de la consigne abandonnée il y a plus de 25 ans dans le but d’améliorer la gestion des déchets plastiques et des canettes.

Le ministère de la transition écologique étudie en ce moment l’éventuel retour de la consigne pour les bouteilles en plastique et les canettes. Son retour constituerait une solution durable face aux limites du système de recyclage traditionnel.

Un système entier à repenser

Le mécanisme de consigne consiste à appliquer une « caution » sur l’emballage du produit que le consommateur va payer au moment de son achat. En restituant l’emballage, il récupère le montant de la caution sous forme de bon d’achat ou de restitution de son argent. Seraient concernés les bouteilles en plastique, les canettes et les piles.

Même si le verre n’est pour le moment pas concerné par cette mesure, le gouvernement envisage d’étendre à terme la consigner à tous les produits recyclables. En effet, le verre bénéficie déjà d’un taux de collecte important, de l’ordre de 86% et ne constitue de fait pas une priorité.

Pourtant la consigne des bouteilles en verre a eu son heure de gloire en France. Mise en place entre les années 70 et 1992, elle a été abandonnée au moment où le gouvernement a établit une contribution financière des producteurs à la chaine de gestion des déchets.

Depuis le dispositif traine dans les méandres des politiques publiques.

Associer les parties prenantes à la réflexion

Malgré tout, le taux de recyclage des déchets n’a cessé d’augmenter avant de finalement se stabiliser. Actuellement, seuls 45% des canettes sont recyclées, tandis que 60% des bouteilles en plastique le sont de leur côté. Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique présentait au micro de RTL les volontés de la présidence de la République. « On nous a fixé un objectif ambitieux qui est d’atteindre 100% de plastique recyclé en 2025 ». Le ministère a souhaité mettre en place une concertation publique en octobre 2017 pour obtenir un maximum d’idées visant à l’atteinte de l’objectif.

De cette concertation doit naitre une feuille de route de l’économie circulaire visant à l’amélioration du cycle de vie des produits depuis leur conception jusqu’à leur vie après utilisation.

Pour l’instant, est envisagé le dépôt des bouteilles dans des containers positionnés dans les commerces, les gares, les lieux publics, les entreprises, etc. La gestion de la collecte serait effectuée par des acteurs publics ou privés. Les bouteilles ne seront pas collectées dans le but d’être de nouveau remplies, mais dans l’optique d’être recyclées. Le prix des produits se verrait augmenter du prix de la caution, mais le coût final sera neutre pour le consommateur. Une fourchette de prix devrait être établit entre 5 et 25 centimes selon le contenant. Cette mesure incitative devrait permettre une adhésion importante au dispositif.

Des expérimentations pourraient être réalisées à Paris et Marseille, les deux villes ayant montré leur intérêt pour cette démarche en partant du constat que sur leur territoire respectif, une bouteille en plastique sur dix seulement était collectée.

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