La rente des autoroutes est-elle inéluctable ?

L’Autorité de la concurrence recommande à l’Etat de renégocier à la baisse les concessions autoroutières passées avec les exploitants, à la rentabilité qualifiée d’ « exceptionnelle ». Mais sauf surprise, cet avis ne devrait pas aboutir, car les concessionnaires comme Vinci, Eiffage et Abertis veillent au grain.

Dans son avis rendu en milieu de semaine, le gendarme de la concurrence propose de rééquilibrer le rapport de force entre l’Etat et les concessionnaires, grâce à un nouveau mode de calcul pour les augmentations des péages. Le nouveau dispositif mettrait fin à la revalorisation automatique minimum de 0,7 % de l’inflation sur l’année pour prendre en compte l’augmentation du trafic sur l’autoroute concernée.

« L’État a une occasion de changer la règle du jeu à l’avantage des consommateurs » affirme Bruno Lasserre, président de l’Autorité de la concurrence depuis 2009. « Il peut renégocier en ce sens le plan de relance des autoroutes qui octroie le prolongement des concessions de 2 à 6 ans en contrepartie de travaux pour un montant de 3,4 à 3,6 milliards d’euros. » estime le haut fonctionnaire.

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