A l'inverse de Roselyne Bachelot, Margaret Chan, la directrice générale de l'Organisation mondiale de la Santé a reconnu hier en conférence de presse, avoir surestimé l'impact du virus H1N1 et surtout la volonté des populations à se faire vacciner.
Si elle reconnait que son organisme a surestimé le virus H1N1, Margaret Chan se félicite néanmoins de l'impact modéré du virus sur les populations. Selon elle, cela se justifie par l'absence de mutation du virus, mais aussi par une réaction efficace des gouvernements, avec un vaccin sûr, et le peu de résistance aux antiviraux.
La directrice générale de l'OMS a également profité de l'occasion pour saluer le travail des autorités sanitaires nationales dans la gestion de l'épidémie, notamment l'efficacité de la surveillance et la déclaration rapide des cas. "On craignait un phénomène comparable à la pandémie de 1918, alors que ce qui s'est passé ressemble davantage aux pandémies de 1957 ou 1968" explique-t-elle.
Excès de prudence
Margaret Chan a toutefois justifié les excès de prudence de certains gouvernements. "Nous préférons tous voir une pandémie modérée avec un surplus de vaccins qu'une pandémie sévère avec une quantité insuffisante de doses". "Nous avions prévu qu'il y aurait des problèmes pour produire des vaccins suffisamment rapidement, et c'est bien ce qui s'est passé. Mais nous n'avions pas prévu que les gens décideraient de ne pas se faire vacciner". ajoute-t-elle.
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Quel naïveté de penser que tous cela à était fais pour le bien être de la population c’est navrant.
Malheureusement comme le dit dupont nous sommes les éternels dindons de la farce. Le contribuable n’a pas de rôle consultatif concernant le paiement gargantuesque pour ce type d’opération d’état plus que douteuse.
après cela on nous annonce un déficit budgétaire qui dépasse l’entendement.
Le première escroc de France est l’état incontestablement est tant ce type de schéma fera figure d’exemple, qu’il n’y aura pas de meilleurs référents dans le monde, rien ne changera.
VACCINATION, SECONDE CHANCE
Le point sur la grippe pandémique en ce début d’année 2010.
Cette grippe pandémique n’a pour l’instant fait que 233 morts. Statistiquement, 233 c’est peu au regard d’une population de 60 millions de français. Pas de membre de ma famille, pas d’ami ni de connaissance parmi ces 233 qui manquent aujourd’hui à l’appel. Pour autant, parler de grippette pour qualifier cette grippe pandémique, c’est stupide ! Choquant, si l’on fait partie de l’entourage des 233 victimes. Parler ainsi quand on est médecin et que l’on exerce de hautes responsabilités, c’est déplacé et irresponsable.
… Hommage à la mémoire des victimes de la grippe pandémique, partout dans le monde…
Attachons-nous donc à limiter le nombre des victimes à venir de la grippe. La meilleure façon est la vaccination.
Un peu comme au Loto, où ceux qui n’ont pas joué, forcement, n’ont pas gagné, les 233 français qui sont morts de la grippe n’étaient pas vaccinés. Ainsi, si l’on peut appeler chance le fait de ne pas mourir de la grippe, alors on peut augmenter ses chances en se faisant vacciner. Ma comparaison a ses limites, je vous l’accorde, les rapports sont ici inversés. Vous pouvez aussi gagner, c’est à dire ne pas mourir de la grippe, même si vous n’êtes pas vacciné. Ici, la notion de chance bascule vers la notion de risque : vous pouvez tenter de survivre à la grippe même si vous n’êtes pas vacciné. Vous prenez donc le risque, certes faible, de mourir de la grippe, faute de vous être fait vacciné. Tout dans la vie est histoire de risques et donc de choix. Quels morts souhaitons-nous éviter, et à quel prix. La société tolère bien les quelques 5000 morts par an sur les routes. C’est un mal chronique que nous avons tant de mal à diminuer ou même stabiliser. Les trois à six milliers de morts emportés par la grippe saisonnière chaque année sont des patients très malades ou très âgés, on ne voit pas clairement qu’ils partent à cause de la grippe. Ils sont acceptés facilement par la société.
Encore une question de choix et de risques : vous pouvez vous faire vacciner et rejoindre les 115 cas (sur 5 millions) d’effets secondaires, non mortels, de la vaccination, ce serait pas de chance. Vous pouvez ne pas vous faire vacciner, là, le risque est de rejoindre les 233 morts de la grippe, c’est une grosse malchance. Exercez donc votre choix entre deux risques différents, en toute connaissance de cause.
Pour ce qui est de l’avenir, les arts divinatoires ont leurs limites, mais l’histoire nous enseigne qu’il est bien possible que survienne une seconde vague de grippe en Europe et en France. Mais nul ne peut le prédire ni l’exclure avec certitude. Impossible aussi d’en prédire l’ampleur. Il est par ailleurs possible que le virus reste stable encore une année ou deux et soit ainsi notre prochain virus de la grippe saisonnière 2010-2011. Voilà donc deux bonnes raisons de se faire vacciner, il est encore temps.
Une troisième raison, et non des moindres, est cette nouvelle phase de la vaccination où les médecins généralistes, qui le souhaitent, pourrons vacciner directement à leur cabinet leur patientèle. Gageons que cette possibilité va être l’occasion pour la population de recevoir fort et clair ce message de confiance qui a peut-être fait défaut à un certain moment, au début de la campagne de vaccination, où certains médecins ne recommandaient pas trop fortement la vaccination à leurs patients. S’étaient alors répandus dans l’opinion publique un doute affreux et les pires rumeurs sur le vaccin et son pauvre adjuvant. Tout cela est révolu, les médecins ont pris la grippe et la vaccination à bras le corps, la confiance est restaurée et les Français vont aller se faire vacciner à tour de bras. Le rapport risque sur bénéfice est de façon écrasante en faveur de la vaccination, et un conseil de non-vaccinationn aurait valeur pour le patient de perte de chance. Pour les tribunaux aussi sans doute.
Une polémique récente stigmatise notre Ministre de la santé au prétexte que le nombre de doses de vaccins serait trop important. Quelle ingratitude navrante. Gouverner, c’est prévoir. Et dans nul autre pays que le notre, les chances de pouvoir éviter la grippe, et d’y survivre éventuellement ne sont aussi élevées.
Pour une première pandémie de grippe, la situation est plutôt gérée avec brio. Un retour d’expérience important, dans de multiples domaines, permettra de tirer de riches enseignements pour l’avenir.
Il est aussi encore temps de lire le livre : SURVIVRE à la GRIPPE, Les clés pour comprendre. Pour tout savoir et surtout comprendre, le virus, le vaccin, les grippes, la pandémie. Le livre est disponible sur le site Internet de l’éditeur, Mordantd’Héricourt, où sont tenues à jour des informations récentes, utiles et pertinentes sur les vaccins, la pandémie, dans la rubrique suite du livre. Un formulaire vous permet aussi de réagir au livre ou de poser une question. Ce livre est accessible au plus grand nombre.
Une bonne résolution pour le début de cette année, pour vous et votre entourage : se faire vacciner.
Bonne Année 2010 à tous.
Un premier mea culpa qui devrait en appeller d’autres, notamment en France, même si l’exercice de prospectives et d’anticipation est toujours délicat… en espérant que ces erreurs ne soient pas la résultante de la pression exercée par les labos, car l’affaire deviendrait grave.
L’OMS doit prendre à sa charge et dédommager les contribuables français, une nouvelle fois pris en otage par cette nouvelle forme d’escroquerie, le catastrophisme. Après l’affabulation de la grippe aviaire, puis celle de la crise financière , les contribuables en ont assez d’être les éternels dindons de la farce !