Un projet de loi présenté par le Danemark a semé le trouble hier parmi les participants à la conférence de Copenhague sur le climat. Ce projet, accusé de favoriser les pays riches, a conduit le groupe des pays en voie de développement à dénoncer "une menace" pesant sur le succès des négociations.
Le texte danois à l'origine de la polémique reprend l'ambition largement partagée de limiter le réchauffement à 2°C et pour ce faire, une réduction de 50% des émissions mondiales d'ici à 2050 par rapport à 1990, ou de 58% par rapport à 2005. par ailleurs les pays développés assumeraient collectivement une baisse de 80% de leurs émissions.
Un point pose toutefois problème : le texte recommande un "pic" pour les émissions des pays en développement, pic au delà duquel les émissions devront baisser. Or, pour le négociateur chinois, Su Wei, "il est trop tôt pour parler d'un pic pour les pays en développement". Il est suivi sur ce point par l'Inde, le Brésil ou encore l'Afrique du Sud.
Menace d'échec de ce sommet
La ministre danoise du Climat, Connie Hedegaard, présidente du sommet, a mis en garde contre une sur-interprétation de ce texte. "Il n'y a en aucun cas un texte danois secret pour un nouvel accord". Elle répond ainsi notamment au chef de la délégation soudanaise, Lumumba Stanislas Dia-Ping, dont le pays préside la coalition du G-77 et pour qui ce texte représentait une "grave violation qui menace le succès du processus de négociation de Copenhague". Il a toutefois exclu de quitter les débats, "nous ne pouvons nous permettre un échec à Copenhague".















