Déchets toxiques : le WWF secoue le gouvernement italien

Publié par le 2/10/09 dans la catégorie Déchets. Surveiller les réactions RSS 2.0. Les réactions sont closes.

mer-mediterraneeDans une lettre adressée au chef du gouvernement italien,  le président de la branche italienne du WWF, Stefano Leoni, demande à ce dernier de s'occuper en urgence de la question des déchets toxiques enfouis au large des côtes italiennes.

Silvio Berlusconi et plusieurs responsables politiques italiens ont donc reçu une lettre du WWF leur demandant la nomination d'un commissaire spécial chargé "du repérage et de la mise en sécurité des épaves" ainsi qu'un déblocage urgent "de ressources financières et de personnel qualifié pour achever l'enquête". Ces mesures sont destinées à régler la question des déchets toxiques enfouis dans les fonds marins italiens.

Ces recommandations interviennent en effet après la découverte le 12 septembre dernier de l'épave du cargo Cunsky rempli de bidons radioactifs, découverte permise grâce aux déclarations d'un repenti de la mafia calabraise, la 'Ndrangheta.  Selon le parquet de Reggio-Calabria, l'épave ferait partie d'un groupe de 32 embarcations coulées par la mafia avec à leur bord des produits toxiques tels que du thorium 234, du plutonium ou du sulfate d'ammonium.

Le gouvernement italien étrangement "passif"

Par cette action, le WWF espère une réaction du gouvernement italien qui s'est montré jusqu'ici assez passif face au problème du trafic mafieux des déchets toxiques en Méditerranée. Pour Cristina Maceroni, porte-parole de la branche italienne du WWF, "il n'y a aucune volonté de la part du gouvernement de s'occuper du problème (...) Le gouvernement n'a fait aucune déclaration après la découverte du cargo Cunsky. des fonds doivent être débloqués par le gouvernement pour examiner la cargaison potentiellement dangereuses de l'épave".

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2 réactions pour “Déchets toxiques : le WWF secoue le gouvernement italien”

  1. Jacques MAUDOUX dit :

    Si l’Etat italien réagit aussi peu, il pourrait être nécessaire de porter cette affaire au niveau européen et même international. Les moyens d’analyse existent et le problème n’est pas confiné aux eaux territoriales de l’Italie du Sud.

    http://rem.jrc.ec.europa.eu/175.html

    http://eurdep.jrc.ec.europa.eu/

    http://ec.europa.eu/dgs/jrc/index.cfm?id=5350#en

    http://www.iaea.org/NewsCenter/Multimedia/Podcasts/index.html

    http://www.un.org/Depts/los/general_assembly/contributions2004/IAEA2004.pdf

  2. Jean Herve dit :

    L’ AFP et vous-même répercutez une fois de plus l’information selon laquelle il y aurait du plutonium dans la cargaison …

    Il est cependant difficile de croire qu’il puisse y avoir du plutonium purifié, extrêmement radiotoxique et coûteux (sur un éventuel « marché noir ») ; tout au plus pourrait-il y en avoir dans du combustible usé … , assez inutilisable sans des moyens considérables.

    On ne voit pas non plus clairement pourquoi on cite le thorium 234 qui fait partie de la famille de l’ Uranium 238 et a une demi-vie relativement courte (moins de 30 jours). Quant au sulfate d’ammonium, c’est un engrais …

    Il est vraiment urgent de remonter certains fûts et de les analyser en profondeur afin d’avancer dans cette enquête …

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