Les étiquettes "nourri sans OGM" commencent à apparaitre depuis hier, dans les rayons des supermarchés. Les poulets de Loué ou les porcs fermiers de la Sarthe sont désormais très fiers d'annoncer clairement qu'ils n'ont jamais ingurgité de soja transgénique.
Désormais, toute la filière d'élevage, de la viande au oeufs vendus en magasin, est donc autorisée d'apposer sur ses produits une étiquette "nourri sans OGM minimum garanti 99,1%". En effet, depuis le 19 mai, le Conseil national de la consommation a donné son feu-vert à une telle pratique, dans l'attente de la promulgation d'un décret interministériel.
Pour Yves de la Fouchardière, directeur des Fermiers de Loué, interrogé par le quotidien Ouest-France, "on sort enfin du «ni-ni»: ni étiquetage pour les productions animales nourries avec OGM, ni étiquetage pour les productions animales nourries sans OGM. C'est une petite révolution. La France rejoint l'Allemagne, l'Autriche et l'Italie". C'est d'ailleurs sous l'impulsion de cette coopérative sarthoise que cette avancée dans l'information des consommateurs a pu être effective, après 12 ans de tentatives diverses.
Contre-poids au lobby des OGM
Emmanuelle Dupont, de l'association boeuf fermier du Maine, explique quant à elle dans les colonnes du quotidien "notre cahier des charges interdit le soja dans l'alimentation de nos animaux. Nos fournisseurs nous garantissent un aliment exempt d'OGM. C'est pour nos 700 éleveurs un aboutissement de pouvoir le communiquer aux bouchers artisans et à leurs clients».
Quant à Alain Cabannes, directeur du proc fermier de la Sarthe, il se félicite d'une telle décision. Pour lui, "il faut un contrepoids au lobby des OGM. Notre initiative préserve la liberté de choix du consommateur».















