Une nouvelle étude internationale présentée hier à Paris recommande la définition de "zones dédiées" aux OGM afin de garantir une coexistence entre cultures génétiquement modifiées et cultures conventionnelles.
Selon cette étude reprise par l'AFP, "au vu des techniques et systèmes d'informations disponibles, la coexistence en Europe, où la taille des champs est en moyenne relativement faible, ne serait possible qu'en employant de grandes distances d'isolement ou dans des zones dédiées de production, que celles-ci soient OGM ou non OGM". "La distance elle-même dépend de la biologie; certaines plantes peuvent se disséminer sur 30 km", précise Yves Bertheau, chercheur à l'Inra et coordinateur de Co-Extra, qui présentait les travaux.
Le programme européen Co-Extra regroupe deux cents équipes de recherche menant conjointement des travaux dans 18 pays de l'Union ainsi qu'au Brésil, en Russie et en Argentine. Leurs conclusions devraient aider à la prise de décision politique sur les OGM en Europe.
Une coexistence "faisable"
Quant à la définition des zones, "restera le problème des bordures. Et celui du statut juridique". Par ailleurs, si la coexistence de maïs OGM et conventionnel apparaît faisable, elle dépend toutefois des conditions locales, climatiques ainsi que des pratiques agricoles..
La question de la dissémination est au coeur des débats européens. Or, selon Co-Extra, "la production d'OGM augmentant dans le monde, de nombreux incidents de dissémination involontaires d'OGM ont pu être constatés ces dernières années". L'étude précise toutefois que les teneurs moyennes "peuvent" rester conformes au seuil européen d'étiquetage de 0,9%.















