L'Agence de l'eau Seine-Normandie a annoncé avoir sélectionné vingt-cinq captages d'eau potables à protéger de toute urgence des pollutions d'origine agricole.
La qualité des eaux de surface et souterraine française est surveillée de près et les parlementaires réfléchissent aux remèdes à appliquer dans le cadre des lois Grenelle 2. Guy Fradin, patron de l'Agence de l'eau Seine-Normandie confie au quotidien Ouest-France, que "d'ici 2012, le législateur veut, pour 500 captages, le retour d'une eau de qualité du point de vue des nitrates et de l'atrazine, principe actif d'un désherbant chimique employé en agriculture".
"La Basse-Normandie n'est pas à un point critique comme la Bretagne, mais il faut agir vite. Nous avons établi une liste de 25 captages sur lesquels il faut renforcer rapidement les protections" ajoute-t-il. Les agriculteurs sont donc une nouvelle fois montré du doigt. Jean-Pierre Fontaine et Stéphane Hamon, président et directeur de la Safer basse-Normandie à Caen, expliquent au quotidien que "en Basse-Normandie, les nappes phréatiques ne sont pas profondes. Les terres de labours sont de plus en plus convoitées parce que rares, surtout dans les zones humides. Les transformer en prairies ne se fait pas de gaité de coeur".
La Safer décide donc d'anticiper et de collaborer en amont avec la Chambre régionale d'agriculture et l'Agence de l'eau. Ainsi, une convention-cadre est enc ours d'élaboration. Elle pourrait permettre à tous les acteurs de s'impliquer. "La Safer peut faciliter les échanges, constituer des réserves de terre sur des périmètres de 40 à 50 hectares" ajoute Stéphane Hamon.















