Alors qu'il visitait un centre de technologie éolienne dans l'Iowa, Barack Obama a affirmé que les Etats-Unis pourraient prendre le leadership des initiatives en matières d'énergies renouvelables.
"Il est temps de jeter des bases nouvelles pour la croissance économique en inaugurant une ère nouvelle d'exploitation énergétique en Amérique" déclarait hier le président américain avant d'ajouter, que "le pays qui mènera le monde dans la création de nouvelles sources d'énergie sera le pays qui dominera l'économie mondiale du XXIe siècle. L'Amérique peut être ce pays".
Par ailleurs, dans le même temps à Washington, Todd Stern, principal négociateur d'Obama pour les questions climatiques, déclarait devant les parlementaires que les efforts internationaux pour faire face au réchauffement climatique resteraient vains si les Etats-Unis n'adoptaient pas de mesures de limitation des gaz à effet de serre. "Il n'y aura pas de nouvel accord mondial si les Etats-Unis n'en font pas partie, et nous n'en ferons pas partie si nous ne sommes pas prêts à nous doter d'un projet intérieur qui nous soit propre" affirme-t-il. "Si nous ne nous employons pas à adopter une législation nationale forte et contraignante pour l'énergie et le climat, les efforts pour négocier un nouvel accord international tourneront court".
Une loi difficile à faire passer
Toutefois, selon l'information publiée par Reuters, les démocrates qui contrôlent les deux chambres du Congrès auront des difficultés à faire adopter une loi sur le climat au Sénat, où un groupe d'opposants peut utiliser des procédures de blocage pour contrer des projets législatifs. En effet, certains sénateurs, républicains notamment, font valoir que l'application aux entreprises américaines de nouveaux contrôles sur les émissions de gaz à effet de serre les inciteraient à délocaliser leurs usines à l'étranger, surtout vers des pays comme la Chine ou l'Inde, qui ne sont pas liés par les quotas d'émission fixés par le protocole international de Kyoto.















