La Commission Champsaur, chargée par le gouvernement de réfléchir à l'évolution des prix de l'électricité et à leur encadrement a rendu ses conclusions début avril. Hier, dans un communiqué commun, 17 associations nationales de défense des consommateurs et une fédération de collectivités locales ont demandé le maintien des tarifs réglementés d'électricité après juillet 2010.
Selon ces 17 associations, "la logique de marché n'est pas adaptée au secteur français de l'électricité (...) elle ne pourrait qu'obérer un peu plus le pouvoir d'achat des français". Pour ces associations "le coût de l'électricité sur le marché européen ouvert" est "largement supérieur au coût moyen" du kWh nucléaire qui constitue l'essentiel du parc de production français.
Dans ce contexte, "l'organisation d'un marché libre de l'électricité en France sans la préservation d'un tarif réglementé de vente d'électricité garanti par les pouvoirs publics conduirait à des rentes de situation au profit des producteurs électronucléaires, en situation de monopole ou d'oligopole. Une situation qui nuirait au pouvoir d'achat des consommateurs", estiment les associations.
Pour le maintien
Elles réclament donc le maintien des tarifs réglementés après 2010 pour les consommateurs particuliers et les petits professionnels, et demandent en outre que soit maintenue la réversibilité totale : la faculté de pouvoir bénéficier à nouveau des tarifs réglementés de vente d'électricité, 6 mois après les avoir quittés. Pour tout emménagement d'un consommateur, celui-ci doit par ailleurs pouvoir bénéficier des mêmes tarifs.
Les associations signataires du communiqué sont notamment la Confédération du logement (CGL), la Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV), le Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Familles de France, Familles Rurales, l'UFC-Que Choisir ou encore la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR).















