Le Bisphénol-A, substance présente dans certains plastiques et notamment les biberons, continue à faire parler de lui. Après avoir été suspecté de provoquer des problèmes de développement du cerveau des nouveaux-nés ainsi que certains cas de cancers, ce composant a été innocenté par Roselyne Bachelot. La ministre de la Santé a en effet déclaré hier à l'Assemblée nationale que des études fiables avaient conclu à l'innocuité des biberons fabriqués avec le Bisphénol-A.
Alors que le Canada a d'ores et déjà appliqué le principe de précaution concernant la présence de Bisphénol-A dans la fabrication des biberons, En réponse à une question d'un député du Nouveau centre hier à l'Assemblée, Roselyne Bachelot répondait que "le principe de précaution ne s'applique qu'en l'absence d'études fiables. Là, les études fiables existent et concluent en l'état actuel de la science à l'innocuité" des biberons fabriqués avec ce composé chimique.
Les études menées par l'Agence française de sécurité sanitaire ont en effet conclu à l'innocuité du Bisphénol-A, même en cas de choc thermique. Les biberons, même chauffés ne seraient donc pas nocifs pour les enfants. "Ces études sont confirmées par l'ensemble des grandes agences sanitaires", a-t-elle ajouté, citant notamment l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).
Pas de principe d'émotion
"Les autorités canadiennes ont décidé l'interdiction du Bisphénol A sous la pression de l'opinion publique et sur la base d'aucune étude scientifique sérieuse", a encore indiqué la ministre. "Le principe de précaution est un principe de raison, il n'est en aucun cas un principe d'émotion", concluait Roselyne Bachelot.















