Le Commissariat à l'énergie atomique a révélé hier que suite à un dysfonctionnement, une quantité d'iode radioactif supérieure à la limite mensuelle a été rejetée en février dernier dans l'atmosphère sur le site de Cadarache.
Selon le communiqué du CEA, avec 7,09 mégabecquerels, la quantité d'iode 131 radioactif rejetée dans l'atmosphère le 11 février dernier était trois fois supérieure à la limite mensuelle autorisée. Ce rejet anormal est dû à un "dysfonctionnement du dispositif d'injection d'iode radioactif utilisé pour tester des pièges à iode" installés sur le système de ventilation du réacteur de nouvelle génération, actuellement à l'arrêt, de l'installation nucléaire dédiée aux études menées pour la propulsion nucléaire navale.
Henri Maubert, du service de communication du CEA explique à l'AFP que "pour tester l'efficacité de ces pièges à iode, on injecte de petites quantités d'iode radioactif. Le dispositif d'injection s'est bouché et l'iode s'est relâché dans un local qui est lui-même ventilé, c'est ainsi qu'il y a eu rejet à l'air libre".
Niveau 1
Le CEA précise néanmoins que "l'anomalie n'a eu de conséquence ni sur le personnel, ni sur l'environnement" et a décidé de classer l'incident au niveau 1 de l'échelle internationale INES. Enfin, il ajoute que l'incident n'a été déclaré que le 24 mars à l'Autorité de sûreté nucléaire car "cette anomalie de rejet n'a été découverte que lors de l'établissement du bilan mensuel des rejets, et non lors des vérifications intermédiaires hebdomadaires".
Le site de Cadarache est l'un des centres d'études nucléaires les plus importants en Europe. Il comprend 19 installations nucléaires de base dont une usine de retraitement du plutonium militaire. Créé par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) en 1959, le centre de Cadarache emploie 4.500 personnes, hors ITER.















