Alors que l'avant-projet de loi d'indemnisation des victimes des essais nucléaires français doit être rendu public demain mardi, l'association des vétérans des essais nucléaires menés au Sahara et en Polynésie déplore "un manque de concertation" quant à la rédaction de ce projet.
Michel Verger, le président de l'Aven s'explique à l'AFP. "Nous attendons du ministre qu'il considère les associations de victimes comme les interlocuteurs privilégiés et qu'il nous reçoive personnellement". Il reproche à Hervé Morin, "un certain négationnisme de l'indemnisation des victimes".
Dans une lettre ouverte adressée au ministre, il demande la communication de l'avant-projet de loi "plutôt que d'en prendre connaissance par la presse ou par d'autres voies". Il souhaiterait en particulier s'assurer que la liste des maladies induites par les essais nucléaires français au Sahara et en Polynésie soit similaire à celles retenues aux Etats-Unis ou par les Nations Unies. Il espère également qu'un suivi médical soit assuré par une "commission nationale".
Interrogé, le ministère de la Défense a juste indiqué que "l'ensemble du plan sera présenté à la presse mardi par le ministre".















