Le réseau "Sortir du nucléaire" a dénoncé vendredi dernier, devant l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité, des messages d'Areva parus dans plusieurs titres de la presse destinés aux jeunes. Pour le collectif d'associations, il s'agit de "vraies-fausses publicités".
Le réseau "Sortir du nucléaire" reproche au groupe nucléaire français d'avoir diffusé des publicités dans des titres "jeunesse" comme Sciences et Vie junior, sans porter la mention "publicité" ou "communiqué" comme la loi l'y oblige.
Pour Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau, "les enfants pouvaient penser que si leur journal préféré travaille avec Areva, c'est que le nucléaire n'est pas mauvais". C'est pourquoi, le collectif décide de porter l'affaire devant l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), en vertu de l'article 18 du code de déontologie international CCI, qui stipule que "la communication de marketing ne doit pas exploiter l'inexpérience ou la crédulité (des enfants ou des adolescents)", que "la publicité doit pouvoir être nettement distinguée comme telle, quel que soit le support". Par ailleurs, dit le texte, "lorsqu'il s'adresse aux enfants, le caractère publicitaire du message doit être rapidement identifiable".
D'ici une quinzaine de jours
De son côté, Areva estime qu'il a "tout à fait respecté les recommandations de l'ARPP puisqu'on voit une distinction très nette entre la publicité et l'information". "Dans Sciences et Vie Junior, par exemple, vous avez un carré qui est très large, avec 'Areva l'énergie au sens propre' qui montre bien que c'est un dossier soutenu par Areva", a expliqué le groupe, joint au téléphone par l'AFP.
La décision de l'ARPP devrait intervenir d'ici une dizaine de jours.















