Alors que les gouvernements révisent chaque année leurs estimations, 34 pays industrialisés, dont la France, ont revu à la hausse le niveau de leurs émissions de gaz à effet de serre pour 1990, année qui sert de référence au protocole de Kyoto.
Ainsi, les émissions de GES pour 34 pays industrialisés ont été portées à 17,6 milliards de tonnes contre 17 milliards lors de la première compilation de l'ONU en 1996. Si les révisions les plus importantes sont à porter au crédit des Etats-Unis et de la Russie, la France a également procédé à une forte révision.
Sergueï Komonov, directeur du service des données sur les émissions de gaz à effet de serre au secrétariat des Nations Unies sur le changement climatique, confie à Reuters qu'une "raison possible de la légère tendance à la hausse pourrait être l'amélioration constante des inventaires nationaux des émissions de gaz à effet de serre".
Si une estimation plus élevée pour 1990 permettrait d'atteindre plus aisément les objectifs de réduction fixés, il semblerait qu'aucun trucage ne soit à déploré. "En général, le degré de variation semble cohérent avec le degré habituel d'incertitude dans l'inventaire des gaz à effet de serre" ajoute Sergueï Komonov.
Pour rappel, les pays signataires du protocole de Kyoto s'engagent à réduire d'au moins 5% d'ici 2008-2012 leurs émissions de GES par rapport à 1990.















