Une manifestation d'écologistes et de membres d'associations antinucléaires s'est déroulée hier à Tourlaville près de Cherbourg où un convoi de MOX, en provenance de l'usine Areva de La Hague, est attendu.
Cette manifestation fut néanmoins très furtive. En effet, à peine dix minutes après que des banderoles aient été déployées, des policiers intervenaient afin de les repousser. "On nous empêche de manifester pacifiquement et pourtant, il n'y a ni arrêté, ni référé. Il y a un problème de démocratie" confiait Yannick Rousselet, chargé de campagne à Greenpeace, à l'AFP.
"Pendant deux mois, c'est une quantité de matière fissile permettant de fabriquer 225 bombes nucléaires qui va traverser la moitié de la planète, passant dans les eaux territoriales d'Etats qui ne sont pas informés de leur passage", ajoute-t-il.
Confidentialité japonaise
Areva qui n'a pas communiqué la date de départ de ces convois justifie ce silence. En effet, Henri-Jacques Neau, directeur délégué de Business Unit Logistic, la branche transport de matières nucléaires d'Areva, explique que "la loi japonaise adoptée après les attentats du 11 septembre 2001 prévoit des mesures supérieures de confidentialité dans le domaine nucléaire ce qui ne permet pas à Areva de communiquer comme d'habitude".















