Dans le cadre de la présidence tchèque de l'Europe, Martin Bursik, le ministre tchèque de l'Environnement présidera le 2 mars prochain le Conseil Environnement qui se tiendra à Bruxelles. Parmi les points les plus importants du programme devraient figurer la définition de la position de l'UE pour les négociations du nouvel accord climatique et le débat politique sur la modification de la directive IPPC.
"L'Europe s'entend sur le fait que l'adoption de mesures contre le changement climatique est une priorité, même à l'heure de l'actuelle crise économique. Cette dernière représente au contraire un défi pour que l'économie se tourne vers des technologies économes en énergie et pour une transition à une économie à faibles émissions de carbone. La présidence tchèque, après la validation du paquet énergie-climat, se concentrera sur la négociation du nouvel accord climatique qui devrait être adopté en décembre à Copenhague", indique Martin Bursík. Le nouvel accord climatique devrait succéder après 2012 au protocole de Kyoto actuellement en vigueur.
Les ministres chargés de l'Environnement de l'UE débattront par conséquent essentiellement de la proposition, soumise par la Commission européenne le 28 janvier dernier, de définition de la position de l'UE quant à ces négociations internationales. La Commission y esquisse d'une part une proposition européenne de répartition, entre le monde industrialisé et les pays en voie de développement, des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et d'autre part les moyens de financement des mesures d'adaptation aux effets du changement climatique, et en particulier précisément dans les PVD pauvres. Les conclusions du Conseil serviront de support au Conseil européen des 19 et 20 mars 2009.
Révision de la directive IPPC
Les ministres échangeront par ailleurs, dans le cadre d'une discussion politique, sur la proposition de révision de la directive sur les émissions industrielles (directive IPPC relative à la prévention et à la réduction intégrées de la pollution). Cette proposition prévoit un renforcement de l'efficacité du mode d'utilisation des documents de référence sur les meilleures techniques disponibles (MTD) ou encore l'élargissement du champ d'application de la directive à d'autres types d'entreprises.
Les ministres discuteront en outre de l'interdiction de la culture de maïs génétiquement modifié en Hongrie et en Autriche et s'entretiendront également de la position de l'Union européenne en vue de la prochaine réunion de la Commission baleinière internationale.















