Après que Daniel Price, haut responsable de l'administration américaine, ait annoncé lundi que les Etats-Unis étaient prêts à un accord international contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) si toutes les grandes économies en faisaient autant, la Commission européenne a fait part de ses réserves.
"On ne peut pas demander à la Chine et à l'Inde d'avoir les mêmes objectifs contraignants que les Etats-Unis et l'Union européenne, qui ont une responsabilité historique dans le changement climatique" en tant que puissances industrialisées, a indiqué à l'AFP Barbara Helfferich, porte-parole de la Commission européenne chargé des questions d'environnement.
Or c'est ce que souhaite l'administration de George W. Bush. "Les Etats-Unis sont prêts à intégrer un accord international contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le cadre d'un accord par lequel toutes les grandes économies prendraient des engagements similaires", a déclaré lundi Daniel Price qui a laissé entendre que cet accord pourrait être annoncé début juillet.
Arriver à un accord avant fin 2009
"L'Union européenne souhaite un accord dans le cadre du processus engagé au sein des Nations unies", a rappelé le porte-parole de Bruxelles. Selon une source européenne proche du dossier, "vouloir traiter tous les grands émetteurs (de gaz à effet de serre) sur un pied d'égalité signifie qu'il n'y aura pas d'accord".
Un accord doit être trouvé avant fin 2009 pour que le système soit mis en place à temps pour l'expiration du protocole de Kyoto, en 2012. L'Union européenne n'a pas attendu cette échéance pour se fixer comme objectif de réduire ses émissions polluantes d'environ 20% d'ici 2020 et d'environ 30% si un accord international le décide.















